Pourle jour qui me vit naĂźtre Offrez moi votre prĂ©sence Le plaisir d'une promenade Votre voix au tĂ©lĂ©phone Un petit mot Ă©crit de votre main Ces petits rien qui ont du sens Qui s'appellent amour ou amitiĂ©. Adelaide♄. Si vous m'aimez ou m'avez aimĂ©,ne me laissez pas seule aujourd'hui,Plein d'amour et de soleil

Chaque annĂ©e, au QuĂ©bec, prĂšs d'une centaine de bĂ©bĂ©s doivent ĂȘtre sevrĂ©s parce qu'ils naissent droguĂ©s et sont en manque d'opiacĂ©s, rĂ©vĂšlent les toutes derniĂšres donnĂ©es de l'Institut canadien d'information sur la santĂ© ICIS. Mis Ă  jour le 7 fĂ©vr. 2012 Leur corps minuscule s'est habituĂ© Ă  l'hĂ©roĂŻne, aux mĂ©dicaments antidouleur ou Ă  la mĂ©thadone dans l'utĂ©rus de leur mĂšre. À la naissance, lorsqu'ils en sont brutalement privĂ©s, c'est la souffrance. AprĂšs quelques jours, les bĂ©bĂ©s les plus touchĂ©s peuvent se mettre Ă  trembler, Ă  pousser des cris aigus, Ă  vomir, Ă  respirer pĂ©niblement, Ă  s'agiter et Ă  pleurer intensĂ©ment dĂšs qu'un bruit, une lueur ou un mouvement les perturbe. Certains symptĂŽmes peuvent mettre des semaines Ă  disparaĂźtre. Les mĂšres ne viennent pas toutes de la rue ou de milieux pauvres, mĂȘme si c'est souvent le cas. J'ai accouchĂ© des avocates et des notaires qui prenaient de l'hĂ©roĂŻne de façon rĂ©crĂ©ative», rapporte l'obstĂ©tricien montrĂ©alais Samuel Harper, qui suit la majoritĂ© des hĂ©roĂŻnomanes enceintes. Dans son bureau du CLSC des Faubourgs, dans le quartier Centre-Sud, il suit aussi la grossesse d'un petit nombre de femmes incapables de se passer de mĂ©dicaments antidouleur. DĂ©rivĂ©s du pavot, comme l'hĂ©roĂŻne, ils leur ont Ă©tĂ© prescrits Ă  la suite d'une opĂ©ration ou pour soulager de violents maux de dos, et les choses ont mal tournĂ©. En Ontario, dans les deux derniĂšres annĂ©es, la forte popularitĂ© de ces mĂ©dicaments a fait augmenter de 38% le nombre de bĂ©bĂ©s qui ont nĂ©cessitĂ© un sevrage, constate l'ICIS. Au QuĂ©bec, leur nombre a parallĂšlement baissĂ© de 21% - une donnĂ©e surprenante puisque le nombre de QuĂ©bĂ©cois consommateurs d'opiacĂ©s d'ordonnance a bondi de 182% depuis 2000, tandis que les dĂ©penses du gouvernement pour le paiement de l'un d'eux l'OXyContin ont augmentĂ© de 1280%. Les toxicomanes quĂ©bĂ©coises sont peut-ĂȘtre plus prudentes que les autres durant leur grossesse. MalgrĂ© nos efforts, il est aussi possible que plusieurs femmes passent encore inaperçues, avance le Dr Harper. Celles qui fonctionnent bien n'Ă©veillent pas les soupçons et peuvent avoir dĂ©jĂ  quittĂ© l'hĂŽpital quand les premiers symptĂŽmes de sevrage se manifestent, aprĂšs quelques jours.» Des milliers de bĂ©bĂ©s touchĂ©s Les patientes du Dr Harper accouchent pourtant au Centre des naissances du CHUM, qui se trouve Ă  l'avant-garde pour le dĂ©pistage et l'accompagnement des mĂšres toxicomanes. Le centre en a dĂ©pistĂ© 111 en 2010-2011 39 abusaient de cannabis, 29 de cocaĂŻne, 22 d'opiacĂ©s, 15 d'alcool et 6 d'amphĂ©tamines, et sevrĂ© 19 bĂ©bĂ©s. Ailleurs, l'ampleur du problĂšme est encore plus difficile Ă  cerner, mĂȘme si le dĂ©pistage des femmes enceintes devrait ĂȘtre systĂ©matique», selon le Plan d'action interministĂ©riel en toxicomanie 2006-2011. On y lit que 5% des QuĂ©bĂ©coises font une consommation abusive d'alcool durant leur grossesse et que, dans certains secteurs, 10% se droguent alors qu'elles attendent un bĂ©bĂ©. Le personnel doit poser plus de questions et envoyer plus souvent leurs patientes aux travailleurs sociaux, car plusieurs d'entre elles ont le rĂ©flexe de minimiser les quantitĂ©s qu'elles consomment», plaide l'infirmiĂšre-chef du service de nĂ©onatalogie de l'hĂŽpital Maisonneuve-Rosemont, Patricia Geraldes. L'an dernier, de 20 Ă  25 femmes accros Ă  la cocaĂŻne ou aux amphĂ©tamines ont accouchĂ© Ă  son hĂŽpital. Les femmes enceintes qui consomment du cannabis s'y comptent carrĂ©ment par dizaines, mais elles ne sont pas nĂ©cessairement ciblĂ©es pour cette raison. Comme le tabac, le cannabis peut causer des retards de croissance. La cocaĂŻne et les amphĂ©tamines aussi, en plus de provoquer chaque annĂ©e des dizaines de naissances prĂ©maturĂ©es. À long terme, ces substances laissent mĂȘme plus de traces dans le cerveau que les opiacĂ©s», affirme l'anesthĂ©siologiste Édith Villeneuve, chef de la Clinique antidouleur du CHU Sainte-Justine. Les bĂ©bĂ©s qui y ont Ă©tĂ© exposĂ©s restent hospitalisĂ©s jusqu'Ă  ce que toute trace de drogue ait disparu de leur urine. Pour les soulager, il n'y a pas grand-chose Ă  faire. Quand il s'agit d'une substance qu'on ne trouve que dans la rue et qui a pu ĂȘtre mĂ©langĂ©e Ă  toutes sortes de choses, ses effets sont plus nĂ©fastes, et c'est impensable d'en donner Ă  un bĂ©bĂ©, mĂȘme Ă  toutes petites doses», prĂ©cise la Dre Villeneuve. Elle se rabat donc, Ă  l'occasion, sur des mĂ©dicaments qui servent Ă  rĂ©duire l'anxiĂ©tĂ© ou l'hyperactivitĂ©, ou encore Ă  induire la somnolence. " En gĂ©nĂ©ral, les mĂšres n'ont eu aucun suivi de grossesse. Elles arrivent Ă  la salle d'accouchement en pleine crise, expose de son cĂŽtĂ© Patricia Geraldes. Mais d'autres nous arrivent trĂšs adĂ©quates. Elles sont organisĂ©es et n'ont pas l'air d'avoir consommĂ©. On le dĂ©couvre parce que le bĂ©bĂ© ne va pas bien.» Ces mĂšres ont beau ĂȘtre moins dĂ©munies, la travailleuse sociale Maude MĂ©nard s'en inquiĂšte. GĂ©rer un emploi tout en consommant, c'est une chose; ĂȘtre parent, c'en est une autre, dit-elle. La fatigue fragilise. Sans compter qu'avoir un enfant, c'est trĂšs confrontant. Ça peut aggraver les problĂšmes.» Imiter Toronto et Vancouver Depuis plus de 10 ans, le CHUM cherche Ă  ouvrir un centre pĂ©rinatal et familial en toxicomanie oĂč les parents trouveraient tout sous le mĂȘme toit thĂ©rapies, diagnostics, soins mĂ©dicaux, conseils Ă©ducatifs, dĂ©pistage, stimulation, gardiennage, etc. Vancouver et Toronto ont dĂ©jĂ  leur centre de suivi Sheeway Project et Breaking the Cycle, et ils sont apparemment trĂšs efficaces. Si le bĂ©bĂ© est stimulĂ© aprĂšs sa naissance, si on aide la mĂšre Ă  lui offrir de bonnes conditions de vie, il peut s'en tirer relativement bien. MĂȘme s'il a Ă©tĂ© exposĂ© Ă  la drogue, plusieurs effets se rĂ©sorbent», souligne l'obstĂ©tricien Samuel Harper. À MontrĂ©al, les parents doivent faire le tour de la ville pour obtenir les services dont ils ont besoin, se dĂ©sole la travailleuse sociale Marielle Venne. Ce n'est pas trĂšs efficace. Souvent, ils n'osent pas tout dire Ă  leur pĂ©diatre, qui prescrit des examens inutiles.» DĂ©jĂ  en 1999, le ComitĂ© permanent de lutte contre la toxicomanie a applaudi le projet du CHUM, mais le centre hospitalier est toujours Ă  la recherche de partenaires pour le lancer. Le crack moins nocif que l'alcool Au risque de choquer, le Dr Samuel Harper est catĂ©gorique Ce qui est lĂ©gal - le tabac et l'alcool en grande quantitĂ© - est pas mal plus dangereux pour le foetus que certaines drogues illicites.» Et le gynĂ©cologue n'hĂ©site pas Ă  le dire aux hĂ©roĂŻnomanes enceintes qu'il suit au CLSC des Faubourgs, en plein coeur du quartier Centre-Sud, Ă  MontrĂ©al. J'aime mieux que mes patientes arrĂȘtent la cigarette que la mĂ©thadone, dit-il. Et j'aime mieux qu'elles prennent un peu de crack chaque jour plutĂŽt que de se soĂ»ler une fois par mois.» À fortes doses, l'alcool peut avoir un effet dĂ©vastateur, rappelle le Dr Harper. À cet Ă©gard, on devrait aussi s'inquiĂ©ter pour la dame qui dĂ©prime Ă  la maison, et qui va sans doute passer inaperçue parce qu'elle a de l'argent», dit-il. Pendant la grossesse, le banal Advil est plus problĂ©matique que la morphine», affirme de son cĂŽtĂ© l'anesthĂ©siologiste Édith Villeneuve, chef de la Clinique antidouleur du CHU Sainte-Justine. Chaque annĂ©e, elle y traite une dizaine de femmes enceintes qui ont remplacĂ© l'hĂ©roĂŻne par la mĂ©thadone, plus une dizaine d'autres qui ont besoin d'opiacĂ©s pour supporter des douleurs chroniques ou aiguĂ«s. Et ce n'est pas une attitude Ă©goĂŻste, dit-elle. Ces patientes ne veulent rien prendre parce qu'elles trouvent ça atroce pour leur bĂ©bĂ©. Mais les douleurs fortes peuvent dĂ©clencher des contractions et interrompre la grossesse. Le sevrage est prĂ©fĂ©rable, car il est assez simple quand une femme n'a rien pris d'autre que des opiacĂ©s achetĂ©s Ă  la pharmacie. La moitiĂ© des bĂ©bĂ©s n'en auront mĂȘme pas besoin.» - Pour joindre notre journaliste mcm

Associationsde soutien au deuil. Agapa : accueil, Ă©coute, accompagnement de personnes souffrant Ă  la suite d’une interruption de grossesse ou de la perte d’un enfant Ă  la naissance ; Apprivoiser l’absence : groupes d’entraide pour parents en deuil ; Association nationale Jonathan pierres vivantes : accompagnement humain et

Jean Mais il y avait parmi les Pharisiens un chef des Juifs, nommĂ© NicodĂšme;il vint de nuit auprĂšs de JĂ©sus et lui dit Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de la part de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui rĂ©pondit En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ© je te le dis, si un homme ne naĂźt de nouveau il ne peut voir le royaume de lui dit Comment un homme peut-il naĂźtre quand il est vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le sein de sa mĂšre et naĂźtre ?JĂ©sus lui rĂ©pondit En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je te le dis, si un homme ne naĂźt d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de qui est nĂ© de la chair est chair, et ce qui est nĂ© de l’Esprit est t’étonne pas que je t’aie dit il faut que vous naissiez de vent souffle oĂč il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais pas d’oĂč il vient ni oĂč il va. Il en est ainsi de quiconque est nĂ© de l’ reprit la parole Comment cela peut-il se faire ?JĂ©sus lui rĂ©pondit Tu es le docteur d’IsraĂ«l, et tu ne sais pas cela ! JĂ©sus dit Ă  NicodĂšme dans Jean En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ© je te le dis, si un homme ne naĂźt de nouveau il ne peut voir le royaume de Dieu. » C’est Ă  chacun de nous qu’il parle ici. NicodĂšme n’était pas un cas particulier. Vous et moi, nous devons naĂźtre de nouveau pour voir le royaume de Dieu. Cela signifie que nous ne serons pas sauvĂ©s; nous ne ferons pas partie de la famille de Dieu et nous n’irons pas au ciel, mais au lieu de cela nous irons en enfer. NicodĂšme faisait partie des Pharisiens, les responsables juifs les plus religieux. JĂ©sus leur dit dans Matthieu et 33, Malheur Ă  vous, scribes et Pharisiens hypocrites ! Parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosĂ©lyte, et quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la gĂ©henne deux fois pire que vous
 Serpents, race de vipĂšres ! Comment fuirez-vous la condamnation de la gĂ©henne ? » La sĂ©rie que nous commençons n’est pas de moindre importance. Elle est cruciale. L’EternitĂ© est dans la balance lorsque nous parlons de nouvelle naissance. Si un homme ne naĂźt de nouveau il ne peut voir le royaume de Dieu. » L’ASPECT DÉRANGEANT DE LA NOUVELLE NAISSANCE La question est que se passe-t-il lors de la nouvelle naissance ? Mais avant de rĂ©pondre Ă  cette question, je vais partager ce qui me prĂ©occupe dans la façon dont ces messages seront entendus. Je suis conscient que cette sĂ©rie de messages dĂ©rangera beaucoup d’entre vous, tout comme les paroles de JĂ©sus nous dĂ©rangent souvent lorsque nous les prenons au sĂ©rieux. Il y a au moins trois raisons Ă  cela 1 A cause de notre situation dĂ©sespĂ©rĂ©e L’enseignement de JĂ©sus sur la nouvelle naissance nous confronte Ă  notre situation spirituelle, morale et lĂ©gale dĂ©sespĂ©rĂ©e lorsque nous sommes sĂ©parĂ©s de la grĂące rĂ©gĂ©nĂ©ratrice de Dieu. Avant la nouvelle naissance, nous sommes spirituellement morts. Sur le plan moral, nous sommes dans l’égoĂŻsme et la rĂ©bellion. Et nous sommes lĂ©galement coupables face Ă  la loi de Dieu et sous sa colĂšre. Lorsque JĂ©sus nous dit que nous devons naĂźtre de nouveau, il nous dit que notre situation actuelle est sans espoir, corrompue et coupable. Sans sa grĂące prodigieuse dans notre vie, nous n’aimons pas entendre parler de nous de cette façon. C’est pourquoi, quand JĂ©sus nous dit que nous devons naĂźtre de nouveau, cela nous dĂ©range. 2 Parce que nous ne pouvons pas provoquer cette nouvelle naissance Les enseignements sur la nouvelle naissance nous dĂ©rangent car ils font rĂ©fĂ©rence Ă  un acte que nous ne contrĂŽlons pas. Ce n’est pas une chose que nous pouvons faire nous-mĂȘmes. Jean met l’accent sur ce point. Ce passage parle des enfants de Dieu comme Ă©tant ceux qui sont nĂ©s, non du sang, ni de la volontĂ© de la chair ni de la volontĂ© de l’homme, mais de Dieu. » Pierre accentue la mĂȘme idĂ©e Louons Dieu, le PĂšre de notre Seigneur JĂ©sus-Christ ! Dans sa grande bontĂ©, il nous a fait naĂźtre Ă  une vie nouvelle » 1 Pierre BFC. Nous ne pouvons provoquer la nouvelle naissance car elle vient de Dieu. Toutes les bonnes choses que nous faisons rĂ©sultent de la nouvelle naissance, mais ne la provoquent pas. Cela signifie que nous ne pouvons pas contrĂŽler notre nouvelle naissance. Elle nous confronte donc Ă  notre impuissance et Ă  notre dĂ©pendance absolue de quelqu’un en dehors de nous-mĂȘmes. Cela nous dĂ©range. On nous dit que nous ne verrons pas le royaume de Dieu si nous ne naissons pas de nouveau. Et on nous dit aussi que nous ne pouvons pas naĂźtre de nouveau par nous-mĂȘmes. C’est trĂšs ennuyeux. 3 Parce que nous sommes confrontĂ©s Ă  la libertĂ© absolue de Dieu Et la troisiĂšme raison pour laquelle l’enseignement de JĂ©sus sur la nouvelle naissance nous dĂ©range est qu’il nous confronte Ă  l’absolue libertĂ© de Dieu. Lorsque nous sommes sĂ©parĂ©s de Dieu, nous sommes spirituellement morts, dans l’égoĂŻsme et la rĂ©bellion. Nous sommes par nature des enfants de la colĂšre EphĂ©siens Notre rĂ©bellion est si profonde que nous ne pouvons reconnaĂźtre ni dĂ©sirer la gloire de Christ dans l’Evangile 2 Corinthiens Donc, si nous devons naĂźtre de nouveau, cela dĂ©pendra surtout et finalement de Dieu. Sa dĂ©cision de nous rendre vivants ne sera pas une rĂ©ponse aux actes de nos corps spirituels, mais nos actes seront des rĂ©ponses Ă  la vie qu’il nous aura donnĂ©e. Pour la plupart des gens, en tout cas au dĂ©but, cela est dĂ©rangeant. MON ESPÉRANCE STABILISER ET SAUVER ET NON PAS SEULEMENT DÉRANGER En commençant cette sĂ©rie, je suis conscient de l’aspect dĂ©rangeant de cet enseignement sur la nouvelle naissance. C'est pourquoi je prends toutes les prĂ©cautions possibles. Je ne veux pas dĂ©courager les Ăąmes tendres. Je ne veux pas donner de faux espoirs de vie spirituelle Ă  ceux qui ont fait de mauvais choix de moralitĂ© ou de religion. Dieu a le pouvoir de donner la vie. Et j’ai la grande espĂ©rance qu’il fera ce qu’il dit dans EphĂ©siens Mais Dieu est riche en misĂ©ricorde et, Ă  cause du grand amour dont il nous a aimĂ©s, nous qui Ă©tions morts par nos fautes, il nous a rendus Ă  la vie avec le Christ—c’est par grĂące que vous ĂȘtes sauvĂ©s. » Dieu aime multiplier les richesses de sa grĂące qui nous donnent la vie lorsque Christ est Ă©levĂ© en vĂ©ritĂ©. C’est mon espĂ©rance que cette sĂ©rie n’ait pas seulement l’effet de dĂ©ranger mais qu’elle stabilise et sauve. QUE SE PASSE-T-IL DANS LA NOUVELLE NAISSANCE ? Passons maintenant Ă  la question Que se passe-t-il dans la nouvelle naissance ? Je vais essayer de donner une rĂ©ponse en faisant trois affirmations. Les deux premiĂšres seront traitĂ©es aujourd’hui, et la troisiĂšme, nous en parlerons dans le prochain message. 1 Ce qui se passe dans la nouvelle naissance n’est pas l’acquisition d’une nouvelle religion, mais d’une nouvelle vie. 2 Ce n’est pas seulement affirmer le surnaturel en JĂ©sus, mais expĂ©rimenter le surnaturel en nous-mĂȘmes. 3 Ce n’est pas l’amĂ©lioration de notre ancienne nature humaine, mais la crĂ©ation d’une nouvelle nature humaine, une nature qui correspond Ă  votre vĂ©ritable nature, qui est pardonnĂ©e et purifiĂ©e, une nature vraiment nouvelle et formĂ©e par l’Esprit de Dieu qui vit en vous. Prenons ces points un par un. 1 Une vie nouvelle et non une nouvelle religion Ce qui se passe dans la nouvelle naissance n’est pas l’acquisition d’une nouvelle religion, mais d’une vie nouvelle. Lisez avec moi les trois premiers versets de Jean 3 Il y avait un homme appelĂ© NicodĂšme, qui Ă©tait du parti des Pharisiens et qui Ă©tait l’un des chefs juifs. Il vint une nuit trouver JĂ©sus et lui dit MaĂźtre, nous savons que Dieu t’a envoyĂ© pour nous apporter un enseignement; car personne ne peut faire des signes miraculeux comme tu en fais si Dieu n’est pas avec lui. JĂ©sus lui rĂ©pondit Oui, je te le dĂ©clare, c’est la vĂ©ritĂ©, personne ne peut voir le Royaume de Dieu s’il ne naĂźt pas de nouveau. » Jean veut que nous sachions que NicodĂšme est un Pharisien et un dirigeant juif. Les Pharisiens Ă©taient les religieux les plus rigoristes de tous les groupes juifs. A celui-ci, JĂ©sus rĂ©pond dans le verset 3 Oui, je te le dĂ©clare, c’est la vĂ©ritĂ© personne ne peut voir le Royaume de Dieu s’il ne naĂźt pas de nouveau. » Et de façon plus personnelle encore il dit dans le verset 7 Il faut que vous naissiez de nouveau. » L’une des choses que Jean veut dire est que toute la religion de NicodĂšme, toutes les Ă©tudes phĂ©nomĂ©nales d’un Pharisien, ainsi que sa discipline et son assiduitĂ© Ă  respecter la loi, rien de tout cela ne peut remplacer le besoin de la nouvelle naissance. En fait, toutes ces choses peuvent rendre le besoin de la nouvelle naissance encore plus Ă©vident. Ce dont NicodĂšme a besoin et ce dont nous avons tous besoin n’est pas la religion mais la vie. La raison pour laquelle il est fait rĂ©fĂ©rence Ă  la nouvelle naissance est que la naissance permet de mettre une nouvelle vie au monde. Dans un sens, bien sĂ»r, NicodĂšme est vivant. Il respire, il rĂ©flĂ©chit, il a des sentiments, il agit. Il est humain, créé Ă  l’image de Dieu. Mais Ă©videmment, JĂ©sus pense qu’il est mort. Il n’y a pas de vie spirituelle en NicodĂšme. Spirituellement, il n’est pas nĂ©. Il a besoin de la vie, non pas d’avoir plus d’activitĂ©s religieuses ou de plus de zĂšle religieux, car il a tout cela. Souvenez-vous de ce que JĂ©sus dit dans Luc Ă  l’homme qui voulait remettre Ă  plus tard sa dĂ©cision pour suivre JĂ©sus, afin d’aller enterrer son pĂšre ? JĂ©sus lui dit Laisse les morts ensevelir leurs morts. » Il y a des morts physiques qui doivent ĂȘtre enterrĂ©s, et il y a des morts spirituels qui peuvent les enterrer. Autrement dit, JĂ©sus pensait en termes de personnes qui semblent vivantes, mais qui en fait sont mortes. Dans sa parabole du fils prodigue, le PĂšre dit mon fils que voici Ă©tait mort, et il est revenu Ă  la vie » Luc NicodĂšme n’avait pas besoin de religion, il avait besoin de vie, de vie spirituelle. Ce qui se passe dans la nouvelle naissance est que la vie vient lĂ  oĂč elle n’était pas. La vie nouvelle survient au moment de la nouvelle naissance. Il ne s’agit pas d’une activitĂ©, d’une discipline ou d’une dĂ©cision religieuse. Il s’agit de l’apparition de la vie. C’est la premiĂšre façon de dĂ©crire ce qui se passe au moment de la nouvelle naissance. 2 ExpĂ©rimenter le surnaturel, et non seulement en parler Lorsqu’on parle de nouvelle naissance, il ne s’agit pas seulement de parler du surnaturel de JĂ©sus, mais d’expĂ©rimenter le surnaturel en nous-mĂȘmes. Dans le verset 2, NicodĂšme dit Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de la part de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. » En d’autres termes, NicodĂšme voit en JĂ©sus une vĂ©ritable activitĂ© divine. Il admet que JĂ©sus vient de Dieu. JĂ©sus agit de la part de Dieu. A cela, JĂ©sus ne rĂ©pond pas en disant Je voudrais que chaque personne en Palestine voit la vĂ©ritĂ© que tu vois en moi. » Au lieu de cela, il dit si un homme ne naĂźt de nouveau il ne peut voir le royaume de Dieu. » Le fait de voir des signes et miracles, d’ĂȘtre Ă©bahi et de reconnaĂźtre que la personne qui accomplit ces miracles est envoyĂ©e de Dieu, ne sauve personne. C’est l’un des grands dangers des signes et miracles Vous n’avez pas besoin d’un cƓur renouvelĂ© pour ĂȘtre Ă©merveillĂ© par les miracles. La vieille nature humaine pĂ©cheresse est tout ce dont nous avons besoin pour ĂȘtre Ă©merveillĂ©s par les miracles. Et cette vieille nature pĂ©cheresse est prĂȘte Ă  dire que la personne qui fait ces miracles est envoyĂ©e par Dieu. Le diable lui-mĂȘme sait que JĂ©sus est le Fils de Dieu et fait des miracles Marc Le fait que NicodĂšme voit JĂ©sus comme un faiseur de miracles, n’est pas la clĂ© du royaume de Dieu. Il rĂ©pond Ă  NicodĂšme En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ© je te le dis, si un homme ne naĂźt de nouveau il ne peut voir le royaume de Dieu. » En d’autres termes, ce qui est important, ce n’est pas le seul fait d’affirmer le surnaturel en JĂ©sus. Il s’agit plutĂŽt d’expĂ©rimenter le surnaturel en vous-mĂȘme. La nouvelle naissance est surnaturelle, et non naturelle. Elle n’a rien Ă  voir avec ce que nous trouvons dans ce monde. Le verset 6 met l’accent sur la nature surnaturelle de la nouvelle naissance Ce qui est nĂ© de la chair est chair, et ce qui est nĂ© de l’Esprit est esprit. » La chair est notre nature. L’Esprit de Dieu est la personne surnaturelle qui donne la nouvelle naissance. JĂ©sus dit cela encore dans le verset 8 Le vent souffle oĂč il veut, et tu en entends le bruit, mais tu ne sais pas d’oĂč il vient ni oĂč il va. Il en est ainsi de quiconque est nĂ© de l’Esprit. » L’Esprit n’appartient pas Ă  ce monde naturel. Il est d’une nature cĂ©leste. Il est surnaturel. En fait, il est Dieu. Il est la cause immĂ©diate de notre nouvelle naissance. Alors NicodĂšme, lui dit JĂ©sus, lors de la nouvelle naissance, il ne s’agit pas de simplement reconnaĂźtre le surnaturel en moi, mais d’expĂ©rimenter le surnaturel en toi-mĂȘme. Tu dois naĂźtre de nouveau. Et pas de façon mĂ©taphorique, mais de façon surnaturelle. Dieu, le Saint-Esprit doit venir sur toi et t’apporter une vie nouvelle. » La prochaine fois, nous examinerons ce qui est dit dans le verset 5 En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je te le dis, si un homme ne naĂźt d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » A quoi font rĂ©fĂ©rence l’eau et l’Esprit ici ? Et comment cela nous aide-t-il Ă  comprendre ce qui se passe dans la nouvelle naissance ? JÉSUS EST LA VIE Je veux terminer en faisant un lien crucial entre le fait d’ĂȘtre nĂ© de nouveau par l’Esprit et le fait d’avoir la vie Ă©ternelle par la foi en JĂ©sus. Nous avons vu jusqu’ici que ce qui se passe dans la nouvelle naissance est une Ɠuvre surnaturelle du Saint-Esprit afin d’apporter la vie spirituelle lĂ  oĂč elle n’existait pas. JĂ©sus le dit encore dans Jean C’est l’Esprit qui vivifie. La chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie. » Mais l’Evangile de Jean donne aussi un autre Ă©claircissement JĂ©sus est la vie que le Saint-Esprit nous donne. Ou bien nous pourrions dire Le Saint-Esprit nous donne la vie spirituelle seulement en lien avec JĂ©sus. C’est dans notre union avec JĂ©sus que nous expĂ©rimentons la vie spirituelle et surnaturelle. JĂ©sus dit dans Jean Moi, je suis le chemin, la vĂ©ritĂ© et la vie. Nul ne vient au PĂšre que par moi. » Dans Jean il dit Je suis le pain de vie. » Et dans Jean il dit Mais ceci est Ă©crit afin que vous croyiez que JĂ©sus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. » PAS DE VIE EN DEHORS DE JÉSUS Il n’y a donc pas de vie spirituelle, ni de vie Ă©ternelle si nous n'avons pas de lien avec JĂ©sus et sans croire en JĂ©sus. Nous aurons beaucoup plus Ă  dire sur la relation entre la nouvelle naissance et la foi en JĂ©sus. Mais disons la chose suivante pour le moment Dans la nouvelle naissance, le Saint-Esprit nous unit Ă  Christ dans une relation vivante. Christ est la vie. Christ est le cep la vigne duquel coule la vie. Nous sommes les sarments les branches Jean ff. Ce qui se passe dans la nouvelle naissance est la crĂ©ation surnaturelle de la vie spirituelle, et elle est créée en union avec JĂ©sus-Christ. Le Saint-Esprit nous amĂšne dans une connexion vitale avec Christ qui est le chemin, la vĂ©ritĂ© et la vie. C’est la rĂ©alitĂ© objective de ce qui se passe lors de la nouvelle naissance. De notre cĂŽtĂ©, la façon dont nous expĂ©rimentons cela est que la foi en JĂ©sus est rĂ©veillĂ©e dans notre cƓur. La vie spirituelle et la foi en JĂ©sus viennent ensemble. La nouvelle vie rend la foi possible, et puisque la vie spirituelle Ă©veille toujours la foi et s’exprime par la foi, il n’y a pas de vie sans la foi en JĂ©sus. Donc, nous ne devons jamais sĂ©parer la nouvelle naissance de la foi en JĂ©sus. Dieu nous voit unis Ă  Christ dans cette nouvelle naissance. C’est l’Ɠuvre du Saint-Esprit. De notre cĂŽtĂ©, nous expĂ©rimentons cette union par la foi en JĂ©sus. NE JAMAIS SÉPARER LA NOUVELLE NAISSANCE ET LA FOI EN JÉSUS Ecoutez comment Jean les met ensemble dans 1 Jean parce que tout ce qui est nĂ© de Dieu triomphe du monde, et voici la victoire qui triomphe du monde notre foi. » NĂ© de Dieu, la clĂ© de la victoire. La foi, la clĂ© de la victoire. Parce que la foi est la façon dont nous expĂ©rimentons le fait d’ĂȘtre nĂ© de Dieu. Ou bien Ă©coutez comment Jean dit les choses dans 1 Jean Et voici ce tĂ©moignage Dieu nous a donnĂ© la vie Ă©ternelle, et cette vie est en son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » Donc, lorsque JĂ©sus dit C’est l’Esprit qui vivifie. La chair ne sert de rien. » Jean et lorsqu’il dit vous devez naĂźtre de l’Esprit » afin d’obtenir la vie, il veut dire Dans la nouvelle naissance, le Saint-Esprit nous donne une nouvelle vie spirituelle de façon surnaturelle en nous connectant avec JĂ©sus-Christ par la foi. Car JĂ©sus est la vie. Alors, ne sĂ©parez jamais ces deux paroles de JĂ©sus dans Jean 3 si un homme ne naĂźt de nouveau il ne peut voir le royaume de Dieu » et celui qui croit au Fils a la vie Ă©ternelle » Lire la seconde partie. Avec autorisation de notre partenaire
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Le soleil qui nous voit naĂźtre est le mĂȘme que celui qui nous voit mourir. Torrentera, l'homme qui mourut deux fois de Patrick Cauvin Patrick Cauvin Une citation de Patrick CauvinproposĂ©e le vendredi 21 avril 2017 Ă  113001Patrick Cauvin - Ses citations Citations similaires Il y a la vie qu'on rĂȘve et la vie qu'on vit, c'est la premiĂšre qui est la vraie. Venge-moi - Patrick CauvinL'athĂ©e, cherchant en vain Dieu dans la nature, me semble l'ombre niant le soleil qui ne la frappe jamais. Bluettes et boutades - John Petit-SennMon coeur bat Ă  nouveau, l'amour vous fait vraiment devenir cardiaque, je ne supporterai pas longtemps ce rĂ©gime. E = MC2, mon amour - Patrick CauvinL'amour est sourd autant qu'aveugle. E = MC2, mon amour - Patrick Cauvin Votre commentaire sur cette citation. Contribuer
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Versune description du lieu, du toit et du rapport au ciel. Avant de traiter la question de savoir « ce qu’est un toit », nous allons d’abord poser une autre question, adressĂ©e cette fois-ci Ă  une partie de Notre-Dame qui est restĂ©e indemne, quoique restaurĂ©e, elle aussi, par Viollet-le-Duc : le portail. LĂ  oĂč il y a toit, il y a
Mets-toi sur ton sĂ©ant, lĂšve tes yeux, dĂ©range Ce drap glacĂ© qui fait des plis sur ton front d'ange, Ouvre tes mains, et prends ce livre il est Ă  toi. Ce livre oĂč vit mon Ăąme, espoir, deuil, rĂȘve, effroi, Ce livre qui contient le spectre de ma vie, Mes angoisses, mon aube, hĂ©las ! de pleurs suivie, L'ombre et son ouragan, la rose et son pistil, Ce livre azurĂ©, triste, orageux, d'oĂč sort-il ? D'oĂč sort le blĂȘme Ă©clair qui dĂ©chire la brume ? Depuis quatre ans, j'habite un tourbillon d'Ă©cume ; Ce livre en a jailli. Dieu dictait, j'Ă©crivais ; Car je suis paille au vent. Va ! dit l'esprit. Je vais. Et, quand j'eus terminĂ© ces pages, quand ce livre Se mit Ă  palpiter, Ă  respirer, Ă  vivre, Une Ă©glise des champs, que le lierre verdit, Dont la tour sonne l'heure Ă  mon nĂ©ant, m'a dit Ton cantique est fini ; donne-le-moi, poĂ«te. - Je le rĂ©clame, a dit la forĂȘt inquiĂšte ; Et le doux prĂ© fleuri m'a dit - Donne-le-moi. La mer, en le voyant frĂ©mir, m'a dit - Pourquoi Ne pas me le jeter, puisque c'est une voile ! - C'est Ă  moi qu'appartient cet hymne, a dit l'Ă©toile. - Donne-le-nous, songeur, ont criĂ© les grands vents. Et les oiseaux m'ont dit - Vas-tu pas aux vivants Offrir ce livre, Ă©clos si loin de leurs querelles ? Laisse-nous l'emporter dans nos nids sur nos ailes ! - Mais le vent n'aura point mon livre, ĂŽ cieux profonds ! Ni la sauvage mer, livrĂ©e aux noirs typhons, Ouvrant et refermant ses flots, Ăąpres embĂ»ches ; Ni la verte forĂȘt qu'emplit un bruit de ruches ; Ni l'Ă©glise oĂč le temps fait tourner son compas ; Le prĂ© ne l'aura pas, l'astre ne l'aura pas, L'oiseau ne l'aura pas, qu'il soit aigle ou colombe, Les nids ne l'auront pas ; je le donne Ă  la tombe. II Autrefois, quand septembre en larmes revenait, Je partais, je quittais tout ce qui me connaĂźt, Je m'Ă©vadais ; Paris s'effaçait ; rien, personne ! J'allais, je n'Ă©tais plus qu'une ombre qui frissonne, Je fuyais, seul, sans voir, sans penser, sans parler, Sachant bien que j'irais oĂč je devais aller ; HĂ©las ! je n'aurais pu mĂȘme dire Je souffre ! Et, comme subissant l'attraction d'un gouffre, Que le chemin fĂ»t beau, pluvieux, froid, mauvais, J'ignorais, je marchais devant moi, j'arrivais. Ô souvenirs ! ĂŽ forme horrible des collines ! Et, pendant que la mĂšre et la soeur, orphelines, Pleuraient dans la maison, je cherchais le lieu noir Avec l'aviditĂ© morne du dĂ©sespoir ; Puis j'allais au champ triste Ă  cĂŽtĂ© de l'Ă©glise ; TĂȘte nue, Ă  pas lents, les cheveux dans la bise, L'oeil aux cieux, j'approchais ; l'accablement soutient ; Les arbres murmuraient C'est le pĂšre qui vient ! Les ronces Ă©cartaient leurs branches dessĂ©chĂ©es ; Je marchais Ă  travers les humbles croix penchĂ©es, Disant je ne sais quels doux et funĂšbres mots ; Et je m'agenouillais au milieu des rameaux Sur la pierre qu'on voit blanche dans la verdure. Pourquoi donc dormais-tu d'une façon si dure Que tu n'entendais pas lorsque je t'appelais ? Et les pĂȘcheurs passaient en traĂźnant leurs filets, Et disaient Qu'est-ce donc que cet homme qui songe ? Et le jour, et le soir, et l'ombre qui s'allonge, Et VĂ©nus, qui pour moi jadis Ă©tincela, Tout avait disparu que j'Ă©tais encor lĂ . J'Ă©tais lĂ , suppliant celui qui nous exauce ; J'adorais, je laissais tomber sur cette fosse, HĂ©las ! oĂč j'avais vu s'Ă©vanouir mes cieux, Tout mon coeur goutte Ă  goutte en pleurs silencieux ; J'effeuillais de la sauge et de la clĂ©matite ; Je me la rappelais quand elle Ă©tait petite, Quand elle m'apportait des lys et des jasmins, Ou quand elle prenait ma plume dans ses mains, Gaie, et riant d'avoir de l'encre Ă  ses doigts roses ; Je respirais les fleurs sur cette cendre Ă©closes, Je fixais mon regard sur ces froids gazons verts, Et par moments, ĂŽ Dieu, je voyais, Ă  travers La pierre du tombeau, comme une lueur d'Ăąme ! Oui, jadis, quand cette heure en deuil qui me rĂ©clame Tintait dans le ciel triste et dans mon coeur saignant, Rien ne me retenait, et j'allais ; maintenant, HĂ©las !... - Ô fleuve ! ĂŽ bois ! vallons dont je fus l'hĂŽte, Elle sait, n'est-ce pas ? que ce n'est pas ma faute Si, depuis ces quatre ans, pauvre coeur sans flambeau, Je ne suis pas allĂ© prier sur son tombeau ! III Ainsi, ce noir chemin que je faisais, ce marbre Que je contemplais, pĂąle, adossĂ© contre un arbre, Ce tombeau sur lequel mes pieds pouvaient marcher, La nuit, que je voyais lentement approcher, Ces ifs, ce crĂ©puscule avec ce cimetiĂšre, Ces sanglots, qui du moins tombaient sur cette pierre, Ô mon Dieu, tout cela, c'Ă©tait donc du bonheur ! Dis, qu'as-tu fait pendant tout ce temps-lĂ  ? - Seigneur, Qu'a-t-elle fait ? - Vois-tu la vie en vos demeures ? A quelle horloge d'ombre as-tu comptĂ© les heures ? As-tu sans bruit parfois poussĂ© l'autre endormi ? Et t'es-tu, m'attendant, rĂ©veillĂ©e Ă  demi ? T'es-tu, pĂąle, accoudĂ©e Ă  l'obscure fenĂȘtre De l'infini, cherchant dans l'ombre Ă  reconnaĂźtre Un passant, Ă  travers le noir cercueil mal joint, Attentive, Ă©coutant si tu n'entendais point Quelqu'un marcher vers toi dans l'Ă©ternitĂ© sombre ? Et t'es-tu recouchĂ©e ainsi qu'un mĂąt qui sombre, En disant Qu'est-ce donc ? mon pĂšre ne vient pas ! Avez-vous tous les deux parlĂ© de moi tout bas ? Que de fois j'ai choisi, tout mouillĂ©s de rosĂ©e, Des lys dans mon jardin, des lys dans ma pensĂ©e ! Que de fois j'ai cueilli de l'aubĂ©pine en fleur ! Que de fois j'ai, lĂ -bas, cherchĂ© la tour d'Harfleur, Murmurant C'est demain que je pars ! et, stupide, Je calculais le vent et la voile rapide, Puis ma main s'ouvrait triste, et je disais Tout fuit ! Et le bouquet tombait, sinistre, dans la nuit ! Oh ! que de fois, sentant qu'elle devait m'attendre, J'ai pris ce que j'avais dans le coeur de plus tendre Pour en charger quelqu'un qui passerait par lĂ  ! Lazare ouvrit les yeux quand JĂ©sus l'appela ; Quand je lui parle, hĂ©las ! pourquoi les ferme-t-elle ? OĂč serait donc le mal quand de l'ombre mortelle L'amour violerait deux fois le noir secret, Et quand, ce qu'un dieu fit, un pĂšre le ferait ? IV Que ce livre, du moins, obscur message, arrive, Murmure, Ă  ce silence, et, flot, Ă  cette rive ! Qu'il y tombe, sanglot, soupir, larme d'amour ! Qu'il entre en ce sĂ©pulcre oĂč sont entrĂ©s un jour Le baiser, la jeunesse, et l'aube, et la rosĂ©e, Et le rire adorĂ© de la fraĂźche Ă©pousĂ©e, Et la joie, et mon coeur, qui n'est pas ressorti ! Qu'il soit le cri d'espoir qui n'a jamais menti, Le chant du deuil, la voix du pĂąle adieu qui pleure, Le rĂȘve dont on sent l'aile qui nous effleure ! Qu'elle dise Quelqu'un est lĂ  ; j'entends du bruit ! Qu'il soit comme le pas de mon Ăąme en sa nuit ! Ce livre, lĂ©gion tournoyante et sans nombre D'oiseaux blancs dans l'aurore et d'oiseaux noirs dans l'ombre, Ce vol de souvenirs fuyant Ă  l'horizon, Cet essaim que je lĂąche au seuil de ma prison, Je vous le confie, air, souffles, nuĂ©e, espace ! Que ce fauve ocĂ©an qui me parle Ă  voix basse, Lui soit clĂ©ment, l'Ă©pargne et le laisse passer ! Et que le vent ait soin de n'en rien disperser, Et jusqu'au froid caveau fidĂšlement apporte Ce don mystĂ©rieux de l'absent Ă  la morte ! Ô Dieu ! puisqu'en effet, dans ces sombres feuillets, Dans ces strophes qu'au fond de vos cieux je cueillais, Dans ces chants murmurĂ©s comme un Ă©pithalame Pendant que vous tourniez les pages de mon Ăąme, Puisque j'ai, dans ce livre, enregistrĂ© mes jours, Mes maux, mes deuils, mes cris dans les problĂšmes sourds, Mes amours, mes travaux, ma vie heure par heure ; Puisque vous ne voulez pas encor que je meure, Et qu'il faut bien pourtant que j'aille lui parler ; Puisque je sens le vent de l'infini souffler Sur ce livre qu'emplit l'orage et le mystĂšre ; Puisque j'ai versĂ© lĂ  toutes vos ombres, terre, HumanitĂ©, douleur, dont je suis le passant ; Puisque de mon esprit, de mon coeur, de mon sang, J'ai fait l'Ăącre parfum de ces versets funĂšbres, Va-t'en, livre, Ă  l'azur, Ă  travers les tĂ©nĂšbres ! Fuis vers la brume oĂč tout Ă  pas lents est conduit ! Oui, qu'il vole Ă  la fosse, Ă  la tombe, Ă  la nuit, Comme une feuille d'arbre ou comme une Ăąme d'homme ! Qu'il roule au gouffre oĂč va tout ce que la voix nomme ! Qu'il tombe au plus profond du sĂ©pulcre hagard, A cĂŽtĂ© d'elle, ĂŽ mort ! et que lĂ , le regard, PrĂšs de l'ange qui dort, lumineux et sublime, Le voie Ă©panoui, sombre fleur de l'abĂźme ! V Ô doux commencements d'azur qui me trompiez, Ô bonheurs ! je vous ai durement expiĂ©s ! J'ai le droit aujourd'hui d'ĂȘtre, quand la nuit tombe, Un de ceux qui se font Ă©couter de la tombe, Et qui font, en parlant aux morts blĂȘmes et seuls, Remuer lentement les plis noirs des linceuls, Et dont la parole, Ăąpre ou tendre, Ă©meut les pierres, Les grains dans les sillons, les ombres dans les biĂšres, La vague et la nuĂ©e, et devient une voix De la nature, ainsi que la rumeur des bois. Car voilĂ , n'est-ce pas, tombeaux ? bien des annĂ©es, Que je marche au milieu des croix infortunĂ©es, ÉchevelĂ© parmi les ifs et les cyprĂšs, L'Ăąme au bord de la nuit, et m'approchant tout prĂšs, Et que je vais, courbĂ© sur le cercueil austĂšre, Questionnant le plomb, les clous, le ver de terre Qui pour moi sort des yeux de la tĂȘte de mort, Le squelette qui rit, le squelette qui mord, Les mains aux doigts noueux, les crĂąnes, les poussiĂšres, Et les os des genoux qui savent des priĂšres ! HĂ©las ! j'ai fouillĂ© tout. J'ai voulu voir le fond. Pourquoi le mal en nous avec le bien se fond, J'ai voulu le savoir. J'ai dit Que faut-il croire ? J'ai creusĂ© la lumiĂšre, et l'aurore, et la gloire, L'enfant joyeux, la vierge et sa chaste frayeur, Et l'amour, et la vie, et l'Ăąme, - fossoyeur. Qu'ai-je appris ? J'ai, pensif , tout saisi sans rien prendre ; J'ai vu beaucoup de nuit et fait beaucoup de cendre. Qui sommes-nous ? que veut dire ce mot Toujours ? J'ai tout enseveli, songes, espoirs, amours, Dans la fosse que j'ai creusĂ©e en ma poitrine. Qui donc a la science ? oĂč donc est la doctrine ? Oh ! que ne suis-je encor le rĂȘveur d'autrefois, Qui s'Ă©garait dans l'herbe, et les prĂ©s, et les bois, Qui marchait souriant, le soir, quand le ciel brille, Tenant la main petite et blanche de sa fille, Et qui, joyeux, laissant luire le firmament, Laissant l'enfant parler, se sentait lentement Emplir de cet azur et de cette innocence ! Entre Dieu qui flamboie et l'ange qui l'encense, J'ai vĂ©cu, j'ai luttĂ©, sans crainte, sans remord. Puis ma porte soudain s'ouvrit devant la mort, Cette visite brusque et terrible de l'ombre. Tu passes en laissant le vide et le dĂ©combre, Ô spectre ! tu saisis mon ange et tu frappas. Un tombeau fut dĂšs lors le but de tous mes pas. VI Je ne puis plus reprendre aujourd'hui dans la plaine Mon sentier d'autrefois qui descend vers la Seine ; Je ne puis plus aller oĂč j'allais ; je ne puis, Pareil Ă  la laveuse assise au bord du puits, Que m'accouder au mur de l'Ă©ternel abĂźme ; Paris m'est Ă©clipsĂ© par l'Ă©norme Solime ; La haute Notre-Dame Ă  prĂ©sent, qui me luit, C'est l'ombre ayant deux tours, le silence et la nuit, Et laissant des clartĂ©s trouer ses fatals voiles ; Et je vois sur mon front un panthĂ©on d'Ă©toiles ; Si j'appelle Rouen, Villequier, Caudebec, Toute l'ombre me crie Horeb, CĂ©dron, Balbeck ! Et, si je pars, m'arrĂȘte Ă  la premiĂšre lieue, Et me dit Tourne-toi vers l'immensitĂ© bleue ! Et me dit Les chemins oĂč tu marchais sont clos. Penche-toi sur les nuits, sur les vents, sur les flots ! A quoi penses-tu donc ? que fais-tu, solitaire ? Crois-tu donc sous tes pieds avoir encor la terre ? OĂč vas-tu de la sorte et machinalement ? Ô songeur ! penche-toi sur l'ĂȘtre et l'Ă©lĂ©ment ! Écoute la rumeur des Ăąmes dans les ondes ! Contemple, s'il te faut de la cendre, les mondes ; Cherche au moins la poussiĂšre immense, si tu veux MĂȘler de la poussiĂšre Ă  tes sombres cheveux, Et regarde, en dehors de ton propre martyre, Le grand nĂ©ant, si c'est le nĂ©ant qui t'attire ! Sois tout Ă  ces soleils oĂč tu remonteras ! Laisse lĂ  ton vil coin de terre. Tends les bras, Ô proscrit de l'azur, vers les astres patries ! Revois-y refleurir tes aurores flĂ©tries ; Deviens le grand oeil fixe ouvert sur le grand tout. Penche-toi sur l'Ă©nigme oĂč l'ĂȘtre se dissout, Sur tout ce qui naĂźt, vit, marche, s'Ă©teint, succombe, Sur tout le genre humain et sur toute la tombe ! Mais mon coeur toujours saigne et du mĂȘme cĂŽtĂ©. C'est en vain que les cieux, les nuits, l'Ă©ternitĂ©, Veulent distraire une Ăąme et calmer un atome. Tout l'Ă©blouissement des lumiĂšres du dĂŽme M'ĂŽte-t-il une larme ? Ah ! l'Ă©tendue a beau Me parler, me montrer l'universel tombeau, Les soirs sereins, les bois rĂȘveurs, la lune amie ; J'Ă©coute, et je reviens Ă  la douce endormie. VII Des fleurs ! oh ! si j'avais des fleurs ! si Je pouvais Aller semer des lys sur ces deux froids chevets ! Si je pouvais couvrir de fleurs mon ange pĂąle ! Les fleurs sont l'or, l'azur, l'Ă©meraude, l'opale ! Le cercueil au milieu des fleurs veut se coucher ; Les fleurs aiment la mort, et Dieu les fait toucher Par leur racine aux os, par leur parfum aux Ăąmes ! Puisque je ne le puis, aux lieux que nous aimĂąmes, Puisque Dieu ne veut pas nous laisser revenir, Puisqu'il nous fait lĂącher ce qu'on croyait tenir, Puisque le froid destin, dans ma geĂŽle profonde, Sur la premiĂšre porte en scelle une seconde, Et, sur le pĂšre triste et sur l'enfant qui dort, Ferme l'exil aprĂšs avoir fermĂ© la mort, Puisqu'il est impossible Ă  prĂ©sent que je jette MĂȘme un brin de bruyĂšre Ă  sa fosse muette, C'est bien le moins qu'elle ait mon Ăąme, n'est-ce pas ? Ô vent noir dont j'entends sur mon plafond le pas ! TempĂȘte, hiver, qui bats ma vitre de ta grĂȘle ! Mers, nuits ! et je l'ai mise en ce livre pour elle ! Prends ce livre ; et dis-toi Ceci vient du vivant Que nous avons laissĂ© derriĂšre nous, rĂȘvant. Prends. Et, quoique de loin, reconnais ma voix, Ăąme ! Oh ! ta cendre est le lit de mon reste de flamme ; Ta tombe est mon espoir, ma charitĂ©, ma foi ; Ton linceul toujours flotte entre la vie et moi. Prends ce livre, et fais-en sortir un divin psaume ! Qu'entre tes vagues mains il devienne fantĂŽme ! Qu'il blanchisse, pareil Ă  l'aube qui pĂąlit, A mesure que l'oeil de mon ange le lit, Et qu'il s'Ă©vanouisse, et flotte, et disparaisse, Ainsi qu'un Ăątre obscur qu'un souffle errant caresse, Ainsi qu'une lueur qu'on voit passer le soir, Ainsi qu'un tourbillon de feu de l'encensoir, Et que, sous ton regard Ă©blouissant et sombre, Chaque page s'en aille en Ă©toiles dans l'ombre ! VIII Oh ! quoi que nous fassions et quoi que nous disions, Soit que notre Ăąme plane au vent des visions, Soit qu'elle se cramponne Ă  l'argile natale, Toujours nous arrivons Ă  ta grotte fatale, GethsĂ©mani ! qu'Ă©claire une vague lueur ! Ô rocher de l'Ă©trange et funĂšbre sueur ! Cave oĂč l'esprit combat le destin ! ouverture Sur les profonds effrois de la sombre nature ! Antre d'oĂč le lion sort rĂȘveur, en voyant Quelqu'un de plus sinistre et de plus effrayant, La douleur, entrer, pĂąle, amĂšre, Ă©chevelĂ©e ! Ô chute ! asile ! ĂŽ seuil de la trouble vallĂ©e D'oĂč nous apercevons nos ans fuyants et courts, Nos propres pas marquĂ©s dans la fange des jours, L'Ă©chelle oĂč le mal pĂšse et monte, spectre louche, L'Ăąpre frĂ©missement de la palme farouche, Les degrĂ©s noirs tirant en bas les blancs degrĂ©s, Et les frissons aux fronts des anges effarĂ©s ! Toujours nous arrivons Ă  cette solitude, Et, lĂ , nous nous taisons, sentant la plĂ©nitude ! Paix Ă  l'ombre ! Dormez ! dormez ! dormez ! dormez ! Êtres, groupes confus lentement transformĂ©s ! Dormez, les champs ! dormez, les fleurs ! dormez, les tombes ! Toits, murs, seuils des maisons, pierres des catacombes, Feuilles au fond des bois, plumes au fond des nids, Dormez ! dormez, brins d'herbe, et dormez, infinis ! Calmez-vous, forĂȘt, chĂȘne, Ă©rable, frĂȘne, yeuse ! Silence sur la grande horreur religieuse, Sur l'ocĂ©an qui lutte et qui ronge son mors, Et sur l'apaisement insondable des morts ! Paix Ă  l'obscuritĂ© muette et redoutĂ©e, Paix au doute effrayant, Ă  l'immense ombre athĂ©e, A toi, nature, cercle et centre, Ăąme et milieu, Fourmillement de tout, solitude de Dieu ! Ô gĂ©nĂ©rations aux brumeuses haleines, Reposez-vous ! pas noirs qui marchez dans les plaines ! Dormez, vous qui saignez ; dormez, vous qui pleurez ! Douleurs, douleurs, douleurs, fermez vos yeux sacrĂ©s ! Tout est religion et rien n'est imposture. Que sur toute existence et toute crĂ©ature, Vivant du souffle humain ou du souffle animal, Debout au seuil du bien, croulante au bord du mal, Tendre ou farouche, immonde ou splendide, humble ou grande, La vaste paix des cieux de toutes parts descende ! Que les enfers dormants rĂȘvent les paradis ! Assoupissez-vous, flots, mers, vents, Ăąmes, tandis Qu'assis sur la montagne en prĂ©sence de l'Être, PrĂ©cipice oĂč l'on voit pĂȘle-mĂȘle apparaĂźtre Les crĂ©ations, l'astre et l'homme, les essieux De ces chars de soleil que nous nommons les cieux, Les globes, fruits vermeils des divines ramĂ©es, Les comĂštes d'argent dans un champ noir semĂ©es, Larmes blanches du drap mortuaire des nuits, Les chaos, les hivers, ces lugubres ennuis, PĂąle, ivre d'ignorance, Ă©bloui de tĂ©nĂšbres, Voyant dans l'infini s'Ă©crire des algĂšbres, Le contemplateur, triste et meurtri, mais serein, Mesure le problĂšme aux murailles d'airain, Cherche Ă  distinguer l'aube Ă  travers les prodiges, Se penche, frĂ©missant, au puits des grands vertiges, Suit de l'oeil des blancheurs qui passent, alcyons, Et regarde, pensif, s'Ă©toiler de rayons, De clartĂ©s, de lueurs, vaguement enflammĂ©es, Le gouffre monstrueux plein d'Ă©normes fumĂ©es. Guernesey, 2 novembre 1855, jour des morts. A celle qui est restĂ©e en France PoĂšmes de Victor HugoCitations de Victor HugoUne femme est comme votre ombre courez aprĂšs, elle vous fuit ; fuyez-la, elle court aprĂšs vous. I Le sofa sur lequel Hassan Ă©tait couchĂ© Était dans son espĂšce une admirable chose. Il Ă©tait de peau d'ours, — mais d'un ours bien lĂ©chĂ© ; Moelleux comme une chatte, et frais comme une rose Hassan avait d'ailleurs une trĂšs noble pose, Il Ă©tait nu comme Ève Ă  son premier pĂ©chĂ©. II Quoi ! tout nu ! dira-t-on, n'avait-il pas de honte ? Nu, dĂšs le second mot !-Que sera-ce Ă  la fin ? Monsieur, excusez-moi, — je commence ce conte Juste quand mon hĂ©ros vient de sortir du bain Je demande pour lui l'indulgence, et j'y compte. Hassan Ă©tait donc nu, — mais nu comme la main, III Nu comme un plat d'argent, — nu comme un mur Nu comme le discours d'un acadĂ©micien. Ma lectrice rougit, et je la scandalise. Mais comment se fait-il, madame, que l'on dise Que vous avez la jambe et la poitrine bien ? Comment le dirait-on, si l'on n'en savait rient IV Madame allĂ©guera qu'elle monte en berline ; Qu'elle a passĂ© les ponts quand il faisait du vent ; Que, lorsqu'on voit le pied, la jambe se devine ; Et tout le monde sait qu'elle a le pied charmant Mais moi qui ne suis pas du monde, j'imagine Qu'elle aura trop aimĂ© quelque indiscret amant. V Et quel crime est-ce donc de se mettre Ă  son aise, Quand on est tendrement aimĂ©e, — et qu'il fait chaud ? On est si bien tout nu, dans une large chaise ! Croyez-m'en, belle dame, et, ne vous en dĂ©plaise, Si vous m'apparteniez, vous y seriez bientĂŽt. Vous en crieriez sans doute un peu, — mais pas bien haut, VI Dans un objet aimĂ© qu'est-ce donc que l'on aime ? Est-ce du taffetas ou du papier gommĂ© ? Est-ce un bracelet d'or, un peigne parfumĂ© ? Non, — ce qu'on aime en vous, madame, c'est vous mĂȘme. La parure est une arme, et le bonheur suprĂȘme, AprĂšs qu'on a vaincu, c'est d'avoir dĂ©sarmĂ©. VII Tout est nu sur la terre, hormis l'hypocrisie ; Tout est nu dans les cieux, tout est nu dans la vie, Les tombeaux, les enfants et les divinitĂ©s. Tous les cƓurs vraiment beaux laissent voir leurs beautĂ©s Ainsi donc le hĂ©ros de cette comĂ©die Restera nu, madame, — et vous y consentez. VIII Un silence parfait rĂšgne dans cette histoire Sur les bras du jeune homme et sur ses pieds d'ivoire La naĂŻade aux yeux verts pleurait en le quittant. On entendait Ă  peine au fond de la baignoire Glisser l'eau fugitive, et d'instant en instant Les robinets d'airain chanter en s'Ă©gouttant. IX Le soleil se couchait ; — on Ă©tait en septembre Un triste mois chez nous, — mais un mois sans pareil Chez ces peuples dorĂ©s qu'a bĂ©nis le soleil. Hassan poussa du pied la porte de la chambre. Heureux homme !-il fumait de l'opium dans de l'ambre, Et vivant sans remords, il aimait le sommeil. X Bien qu'il ne s'Ă©levĂąt qu'Ă  quelques pieds de terre, Hassan Ă©tait peut-ĂȘtre un homme Ă  caractĂšre ; Il ne le montrait pas, n'en ayant pas besoin Sa petite mĂ©daille annonçait un bon coin. Il Ă©tait trĂšs bien pris ; — on eĂ»t dit que sa mĂšre L'avait fait tout petit pour le faire avec soin. XI Il Ă©tait indolent, et trĂšs opiniĂątre ; Bien cambrĂ©, bien lavĂ©, le visage olivĂątre, Des mains de patricien, — l'aspect fier et nerveux, La barbe et les sourcils trĂšs noirs, — un corps d'albĂątre. Ce qu'il avait de beau surtout, c'Ă©taient les yeux. Je ne vous dirai pas un mot de ses cheveux ; XII C'est une vanitĂ© qu'on rase en Tartarie. Ce pays-lĂ  pourtant n'Ă©tait pas sa patrie. Il Ă©tait renĂ©gat, — Français de nation, — Riche aujourd'hui, jadis chevalier d'industrie, Il avait dans la mer jetĂ© comme un haillon Son titre, sa famille et sa religion. XIII Il Ă©tait trĂšs joyeux, et pourtant trĂšs maussade. DĂ©testable voisin, — excellent camarade, ExtrĂȘmement futile, — et pourtant trĂšs posĂ©, Indignement naĂŻf, — et pourtant trĂšs blasĂ©, Horriblement sincĂšre, — et pourtant trĂšs rusĂ© Vous souvient-il, lecteur, de cette sĂ©rĂ©nade XIV Que don Juan, dĂ©guisĂ©, chante sous un balcon ? -Une mĂ©lancolique et piteuse chanson, Respirant la douleur, l'amour et la tristesse. Mais l'accompagnement parle d'un autre ton. Comme il est vif, joyeux ! avec quelle prestesse Il sautille !-On dirait que la chanson caresse XV Et couvre de langueur le perfide instrument, Tandis que l'air moqueur de l'accompagnement Tourne en dĂ©rision la chanson elle-mĂȘme, Et semble la railler d'aller si tristement Tout cela cependant fait un plaisir extrĂȘme. — C'est que tout en est vrai, — c'est qu'on trompe et XVI C'est qu'on pleure en riant ; — c'est qu'on est innocent Et coupable Ă  la fois ; — c'est qu'on se croit parjure Lorsqu'on n'est qu'abusĂ© ; c'est qu'on verse le sang Avec des mains sans tache, et que notre nature A de mal et de bien pĂ©tri sa crĂ©ature Tel est le monde, hĂ©las ! et tel Ă©tait Hassan. XVII C'Ă©tait un bon enfant dans la force du terme ; TrĂšs bon-et trĂšs enfant ; — mais quand il avait dit Je veux que cela soit , il Ă©tait comme un terme. Il changeait de dessein comme on change d'habit ; Mais il fallait toujours que le dernier se fĂźt. C'Ă©tait un ocĂ©an devenu terre ferme. XVIII Bizarrerie Ă©trange ! avec ses goĂ»ts changeants, Il ne pouvait souffrir rien d'extraordinaire Il n'aurait pas marchĂ© sur une mouche Ă  terre. Mais s'il l'avait trouvĂ©e Ă  dĂźner dans son verre, Il aurait assommĂ© quatre ou cinq de ses gens - Parlez aprĂšs cela des bons et des mĂ©chants ! XIX Venez aprĂšs cela crier d'un ton de maĂźtre Que c'est le cƓur humain qu'un auteur doit connaĂźtre ! Toujours le cƓur humain pour modĂšle et pour loi. Le cƓur humain de qui ? le cƓur humain de quoi ? Celui de mon voisin a sa maniĂšre d'ĂȘtre ; Mais morbleu ! comme lui, j'ai mon cƓur humain, moi. XX Cette vie est Ă  tous, et celle que je mĂšne, Quand le diable y serait, est une vie humaine. Alors, me dira-t-on, c'est vous que vous peignez, Vous ĂȘtes le hĂ©ros, vous vous mettez en scĂšne -Pas du tout, — cher lecteur, — je prends Ă  l'un le nez -À l'autre, le talon, — Ă  l'autre, — devinez. XXI En ce cas vous crĂ©ez un monstre, une chimĂšre, Vous faites un enfant qui n'aura point de pĂšre. -Point de pĂšre, grand Dieu ! quand, comme Trissotin J'en suis chez mon libraire accouchĂ© ce matin ! D'ailleurs is pater est quem nuptiae... j'espĂšre Que vous m'Ă©pargnerez de vous parler latin. XXII Consultez les experts, le moderne et l'antique ; On est, dit Brid'oison, toujours fils de quelqu'un . Que l'on fasse, aprĂšs tout, un enfant blond, ou brun, Pulmonique ou bossu, borgne ou paralytique, C'est dĂ©jĂ  trĂšs joli, quand on en a fait un ; Et le mien a pour lui qu'il n'est point historique. XXIII ConsidĂ©rez aussi que je n ai rien volĂ© A la BibliothĂšque ; — et bien que cette histoire Se passe en Orient, je n'en ai point parlĂ©. Il est vrai que, pour moi, je n'y suis point allĂ©. Mais c'est si grand, si loin !-Avec de la mĂ©moire On se tire de tout -allez voir pour y croire. XXIV Si d'un coup de pinceau je vous avais bĂąti Quelque ville aux toits bleus, quelque blanche mosquĂ©e, Quelque tirade en vers, d'or et d'argent plaquĂ©e, Quelque description de minarets flanquĂ©e, Avec l'horizon rouge et le ciel assorti, M'auriez-vous rĂ©pondu Vous en avez menti ? XXV Je vous dis tout cela, lecteur, pour qu'en Ă©change Vous me fassiez aussi quelque concession. J'ai peur que mon hĂ©ros ne vous paraisse Ă©trange ; Car l'Ă©trange, Ă  vrai dire, Ă©tait sa passion. Mais, madame, aprĂšs tout, je ne suis pas un ange. Et qui l'est ici-bas ?-Tartuffe a bien raison. XXVI Hassan Ă©tait un ĂȘtre impossible Ă  dĂ©crire. C'est en vain qu'avec lui je voudrais vous lier, Son cƓur est un logis qui n'a pas d'escalier. Ses intimes amis ne savaient trop qu'en dire. Parler est trop facile, et c'est trop long d'Ă©crire Ses secrets sentiments restaient sur l'oreiller. XXVII Il n'avait ni parents, ni guenon, ni maĂźtresse. Rien d'ordinaire en lui, — rien qui le rattachĂąt Au commun des martyrs, — pas un chien, pas un chat. Il faut cependant bien que je vous intĂ©resse A mon pauvre hĂ©ros. — Dire qu'il est pacha, C'est un moyen usĂ©, c'est une maladresse. XXVIII Dire qu'il est grognon, sombre et mystĂ©rieux, Ce n'est pas vrai d'abord, et c'est encor plus vieux. Dire qu'il me plaĂźt fort, cela n'importe guĂšre. C'est tout simple d'ailleurs, puisque je suis son pĂšre Dire qu'il est gentil comme un cƓur, c'est vulgaire. J'ai dĂ©jĂ  dit lĂ -haut qu'il avait de beaux yeux. XXIX Dire qu'il n'avait peur ni de Dieu ni du diable, C'est chanceux d'une part, et de l'autre immoral. Dire qu'il vous plaira, ce n'est pas vraisemblable. Ne rien dire du tout, cela vous est Ă©gal. Je me contente donc du seul terme passable Qui puisse l'excuser -c'est un original. XXX PlĂ»t Ă  Dieu, qui peut tout, que cela pĂ»t suffire A le justifier de ce que je vais dire ! Il le faut cependant, — le vrai seul est ma loi. Au fait, s'il agit mal, on pourrait rĂȘver pire. Ma foi, tant pis pour lui -je ne vois pas pourquoi Les sottises d'Hassan retomberaient sur moi. XXXI D'ailleurs on verra bien, si peu qu'on me connaisse, Que mon hĂ©ros de moi diffĂšre entiĂšrement. J'ai des prĂ©tentions Ă  la dĂ©licatesse ; Quand il m'est arrivĂ© d'avoir une maĂźtresse, Je me suis comportĂ© trĂšs pacifiquement. En honneur devant Dieu, je ne sais pas comment XXXII J'ai pu, tel que je suis, entamer cette histoire, Pleine, telle qu'elle est, d'une atrocitĂ© noire. C'est au point maintenant que je me sens tentĂ© De l'abandonner lĂ  pour ma plus grande gloire, Et que je brĂ»lerais mon Ɠuvre, en vĂ©ritĂ©, Si ce n'Ă©tait respect pour la postĂ©ritĂ©. XXXIII Je disais donc qu'Hassan Ă©tait natif de France ; Mais je ne disais pas par quelle extravagance Il en Ă©tait venu jusqu'Ă  croire, Ă  vingt ans, Qu'une femme ici-bas n'Ă©tait qu'un passe-temps. Quand il en rencontrait une Ă  sa convenance, S'il la cardait huit jours. c'Ă©tait dĂ©jĂ  longtemps. XXXIV On sent l'absurditĂ© d'un semblable systĂšme, Puisqu'il est avĂ©rĂ© que, lorsqu'on dit qu'on aime, On dit en mĂȘme temps qu'on aimera toujours, — Et qu'on n'a jamais vu ni rois ni troubadours Jurer Ă  leurs beautĂ©s de les aimer huit jours. Mais cet enfant gĂątĂ© ne vivait que de crĂšme XXXV Je sais bien, disait-il un jour qu'on en parlait, Que les trois quarts du temps ma crĂšme a le goĂ»t d'ailette Nous avons sur ce point un siĂšcle de vinaigre, OĂč c'est dĂ©jĂ  beaucoup que de trouver du lait Mais toute servitude en amour me dĂ©plaĂźt ; J'aimerais mieux. je crois, ĂȘtre le chien d'un nĂšgre, XXXVI Ou mourir sous le fouet d'un cheval rĂ©tif, Que de craindre une jupe et d'avoir pour maĂźtresse Un de ces beaux geĂŽliers, au regard attentif, Qui, d'un pas mesurĂ© marchant sur la souplesse Du haut de leurs yeux bleus vous promĂšnent en laisse Un bĂąton de noyer, au moins, c'est positif. XXXVII On connaĂźt son affaire, — on sait Ă  quoi s'attendre ; On se frotte le dos, — on s'y fait par degrĂ© Mais vivre ensorcelĂ© sous un ruban dorĂ© ! boire du lait sucrĂ© dans un maillot vert tendre ! N'avoir Ă  son cachot qu'un mur si dĂ©labrĂ©, Qu'on ne s'y saurait mĂȘme accrocher pour s'a pendre XXXVIII Ajoutez Ă  cela que, pour comble d'horreur, La femme la plus sĂšche et la moins malhonnĂȘte Au bout de mes huit jours trouvera dans sa tĂȘte, Ou dans quelque recoin oubliĂ© de son cƓur, Un amant qui jadis lui faisait plus d'honneur, Un cƓur plus expansif, une jambe mieux faite XXXIX Plus de douceur dans l'Ăąme ou de nerf dans les bras — Je rappelle au lecteur qu'ici comme lĂ -bas C'est mon hĂ©ros qui parle, et je mourrais de honte S'il croyait un instant que ce que je raconte, Ici plus que jamais, ne me rĂ©volte pas Or donc, disait Hassan, plus la rupture est prompte, XL Plus mes petits talents gardent de leur fraĂźcheur C'est la satiĂ©tĂ© qui calcule et qui pense. Tant qu'un grain d'amitiĂ© reste dans la balance. Le Souvenir souffrant s'attache Ă  l'espĂ©rance Comme un enfant malade aux lĂšvres de sa sƓur. L'esprit n'y voit pas clair avec les yeux du cƓur. XLI Le dĂ©goĂ»t, c'est la haine — et quel motif de haine Pourrais-je soulever ?— pourquoi m'en voudrait-on ? Une femme dira qu'elle pleure — et moi donc ! Je pleure horriblement ! — je me soutiens Ă  peine ; Que dis-je, malheureux ! il faut qu'on me soutienne. Je n'ose mĂȘme pas demander mon pardon. XLII Je me prive du corps, mais je conserve l'Ăąme. Il est vrai, dira-t-on, qu'il est plus d'une femme PrĂšs de qui l'on ne fait, avec un tel moyen, Que se priver de tout et ne conserver rien. Mais c'est un pur mensonge, un calembour infĂąme, Qui ne mordra jamais sur un homme de bien XLIII VoilĂ  ce que disait Hassan pour sa dĂ©fense. Bien entendu qu'alors tout se passait en France, Du temps que sur l'oreille il avait ce bonnet Qui fit Ă  son dĂ©part une si belle danse Par dessus les moulins. Du reste, s'il tenait A son raisonnement, c'est qu'il le comprenait. XLIV Bien qu'il traitĂąt l'amour d'aprĂšs un catĂ©chisme, Et qu'il mit tous ses soins Ă  dorer son sophisme, Hassan avait des nerfs qu'il ne pouvait railler. Chez lui la jouissance Ă©tait un paroxysme Vraiment inconcevable et fait pour effrayer Non pas qu'on l'entendit ni pleurer ni crier. — XLV Un lĂ©ger tremblement, — une pĂąleur extrĂȘme, — Une convulsion de la gorge un blasphĂšme, — Quelques mots sans raison balbutiĂ©s tout bas, C'est tout ce qu'on voyait sa maĂźtresse elle-mĂȘme N'en sentait rien, sinon qu'il restait dans ses bras Sans haleine et sans force, et ne rĂ©pondait pas. XLVI Mais Ă  cette bizarre et ridicule ivresse SuccĂ©dait d'ordinaire un tel enchantement Qu'il commençait d'abord par faire Ă  sa maĂźtresse Mille et un madrigaux, le tout trĂšs lourdement. Il devenait tout miel, tout sucre et tout caresse. Il eĂ»t communiĂ© dans un pareil moment. XLVII. Il n'existait alors secret ni confidence Qui pĂ»t y rĂ©sister. — Tout partait, tout roulait ; Tous les Ă©panchements du monde entraient en danse, Illusions, soucis, gloire, amour, espĂ©rance ; Jamais confessionnal ne vit de chapelet Comparable en longueur Ă  ceux qu'il dĂ©filait. XLVIII Ah ! c'est un grand malheur, quand on a le cƓur tendre, Que ce lien de fer que la nature a mis Entre l'Ăąme et le corps, ces frĂšres ennemis ! Ce qui m'Ă©tonne, moi, c'est que Dieu l'ait permis VoilĂ  le nƓud gordien qu'il fallait qu'Alexandre RompĂźt de son Ă©pĂ©e, et rĂ©duisit en cendre. XLIX L'Ăąme et le corps, hĂ©las ! ils iront deux Ă  deux, Tant que le monde ira, — pas Ă  pas, — cĂŽte Ă  cĂŽte, Comme s'en vont les vers classiques et les bƓufs. L'un disant Tu fais mal ! et l'autre C'est ta faute. Ah ! misĂ©rable hĂŽtesse, et plus misĂ©rable hĂŽte ! Ce n'est vraiment pas vrai que tout soit pour le mieux. L Et la preuve, lecteur, la preuve irrĂ©cusable Que ce monde est mauvais, c'est que pour y rester Il a fallu s'en faire un autre, et l'inventer Un autre !-monde Ă©trange, absurde, inhabitable, Et qui, pour valoir mieux que le seul vĂ©ritable, N'a pas mĂȘme un instant eu besoin d'exister LI Oui, oui, n'en doutez pas, c'est un plaisir perfide Que d'enivrer son Ăąme avec le vin des sens ; Que de baiser au front la voluptĂ© timide, Et de laisser tomber, comme la jeune Elfride. La clef d'or de son cƓur dans les eaux des torrents. Heureux celui qui met, dans de pareils moments, LII Comme ce vieux vizir qui gardait sa sultane, La lame de son sabre entre une femme et lui ! Heureux l'autel impur qui n'a pas de profane ! Heureux l'homme indolent pour qui tout est fini Quand le plaisir s'Ă©mousse, et que la courtisane N'a jamais vu pleurer aprĂšs qu'il avait ri ! LIII Ah ! l'abĂźme est si grand ! la pente est si glissante ! Une maĂźtresse aimĂ©e est si prĂšs d'une sƓur ! Elle vient si souvent, plaintive et caressante, Poser, en chuchotant, son cƓur sur votre cƓur ! L'homme est si faible alors ! la femme est si puissante ! Le chemin est si doux du plaisir au bonheur ! LIV Pauvres gens que nous tous !-Et celui qui se livre, De ce qu'il aura fait doit tĂŽt ou tard gĂ©mir ! La coupe est lĂ , brĂ»lante, — et celui qui s'enivre Doit rire de pitiĂ© s'il ne veut pas frĂ©mir ! VoilĂ  le train du monde, et ceux qui savent vivre Vous diront Ă  cela qu'il valait mieux dormir. LV Oui, dormir-et rĂȘver !-Ah ! que la vie est belle, Quand un rĂȘve divin fait sur sa nuditĂ© Pleuvoir les rayons d'or de son prisme enchantĂ© ! Frais comme la rosĂ©e, et fils du ciel comme elle ! Jeune oiseau de la nuit, qui, sans mouiller son aile, Voltige sur les mers de la rĂ©alitĂ© ! LVI Ah ! si la rĂȘverie Ă©tait toujours possible ! Et si le somnambule, en Ă©tendant la main, Ne trouvait pas toujours la nature inflexible Qui lui heurte le front contre un pilier d'airain ! Si l'on pouvait se faire une armure insensible ! Si l'on rassasiait l'amour comme la faim ! LVII Pourquoi Manon Lescaut, dĂšs la premiĂšre scĂšne, Est-elle si vivante et si vraiment humaine, Qu'il semble qu'on l'a vue et que c'est un portrait ? Et pourquoi l'HĂ©loĂŻse est-elle une ombre vaine, Qu'on aime sans y croire et que nul ne connaĂźt ? Ah ! rĂȘveurs, ah, rĂȘveurs, que vous avons-nous fait ? LVIII Pourquoi promenez-vous ces spectres de lumiĂšre Devant le rideau noir de nos nuits sans sommeil, Puisqu'il faut qu'ici-bas tout songe ait son rĂ©veil, Et puisque le dĂ©sir se sent clouĂ© sur terre, Comme un aigle blessĂ© qui meurt dans la poussiĂšre, L'aile ouverte, et les yeux fixĂ©s sur le soleil ? LIX Manon ! sphinx Ă©tonnants vĂ©ritable sirĂšne, CƓur trois fois fĂ©minin, ClĂ©opĂątre en paniers ! Quoi qu'on dise ou qu'on fasse, et bien qu'Ă  Sainte HĂ©lĂšne On ait trouvĂ© ton livre Ă©crit pour des portiers, Tu n'en es pas moins vraie, infĂąme, et ClĂ©omĂšne N'est pas digne, Ă  mon sens, de te baiser les pieds LX Tu m'amuses autant que Tiberge m'ennuie , Comme je crois en toi ! que je t'aime et te hais ! Quelle perversitĂ© ! quelle ardeur inouĂŻe Pour l'or et le plaisir ! Comme toute la vie Est dans tes moindres mots ! Ah ! folle que tu es. Comme je t'aimerais demain, si tu vivais ! LXI En vĂ©ritĂ©, lecteur, je crois que je radote. Si tout ce que je dis vient Ă  propos de botte, Comment goĂ»teras-tu ce que je dis de bon ? J'ai fait un hiatus indigne de pardon ; Je compte lĂ -dessus rĂ©diger une note. J'en suis donc Ă  te dire... oĂč diable en suis-je donc ? LXII M'y voilĂ . — Je disais qu'Hassan, prĂšs d'une femme, Était trĂšs expansif, — il voulait tout ou rien. Je confesse, pour moi, que je ne sais pas bien Comment on peut donner le corps sans donner l'Ăąme, L'un Ă©tant la fumĂ©e, et l'autre Ă©tant la flamme. Je ne sais pas non plus s'il Ă©tait bon chrĂ©tien ; LXIII Je ne sais mĂȘme pas quelle Ă©tait sa croyance, Ni quel secret si tendre il avait confiĂ©, Ni de quelle façon, quand il Ă©tait en France, Ses maĂźtresses d'un jour l'avaient mystifiĂ©, Ni ce qu'il en pensait, — ni quelle extravagance L'avait fait blasphĂ©mer l'amour et l'amitiĂ©, LXIV Mais enfin, certain soir qu'il ne savait que faire, Se trouvant mal en train vis-Ă -vis de son verre, Pour tuer un quart d'heure il prit monsieur Galland. Dieu voulut qu'il y vĂźt comme quoi le sultan Envoyait tous les jours une sultane en terre, Et ce fut lĂ -dessus qu'il se fit musulman . LXV Tous les premiers du mois, un juif aux mains crochues Amenait chez Hassan deux jeunes filles nues, Tous les derniers du mois on leur donnait un bain, Un dĂ©jeuner, un voile, un sequin dans la main, Et puis on les priait d'aller courir les rues. SystĂšme assurĂ©ment qui n'a rien d'inhumain LXVI C'Ă©tait ainsi qu'Hassan, quatre fois par semaine, Abandonnait son Ăąme au doux plaisir d'aimer. Ne sachant pas le turc, il se livrait sans peine À son aise en français il pouvait se pĂąmer. Le lendemain, bonsoir. — Une vieille Égyptienne Venait ouvrir la porte au maĂźtre, et la fermer. LXVII Ceci pourra sembler fort extraordinaire, Et j'en sais qui riront d'un systĂšme pareil. Mais il parait qu'Hassan se croyait, au contraire, L'homme le plus heureux qui fĂ»t sous le soleil. Ainsi donc, pour l'instant, lecteur, laissons-le faire. Le voilĂ , tel qu'il est, attendant le sommeil. LXVIII Le sommeil ne vint pas, — mais cette douce ivresse Qui semble ĂȘtre sa sƓur, ou plutĂŽt sa maĂźtresse ; Qui, sans fermer les yeux, ouvre l'Ăąme Ă  l'oubli ; Cette ivresse du cƓur, si douce Ă  la paresse Que, lorsqu'elle vous quitte, on croit qu'on a dormi ; PĂąle comme MorphĂ©e, et plus belle que lui. LXIX C'est le sommeil de l'Ăąme On se remue, on bĂąille, et cependant on dort. On se sent trĂšs bien vivre, et pourtant on est mort On ne parlerait pas d'amour, mais je prĂ©sume Que l'on serait capable, avec un peu d'effort... Je crois qu'une sottise est au bout de ma plume. LXX Avez-vous jamais vu, dans le creux d'un ravin, Un bon gros vieux faisan, qui se frotte le ventre, S'arrondir au soleil, et ronfler comme un chantre ? Tous les points de sa boule aspirent vers le centre. On dirait qu'il rumine, ou qu'il cuve du vin, Enfin, quoi qu'il en soit, c'est un Ă©tat divin. LXXI Lecteur, si tu t'en vas jamais en Terre sainte, Regarde sous tes pieds tu verras des heureux. Ce sont de vieux fumeurs qui dorment dans l'enceinte OĂč s'Ă©levait jadis la citĂ© des HĂ©breux. Ces gens-lĂ  savent seuls vivre et mourir sans plainte Ce sont des mendiants qu'on prendrait pour des dieux. LXXII Ils parlent rarement, — ils sont assis par terre, Nus, ou dĂ©guenillĂ©s, le front sur une pierre, N'ayant ni sou ni poche, et ne pensant Ă  rien. Ne les rĂ©veille pas ils t'appelleraient chien. Ne les Ă©crase pas ils te laisseraient faire. Ne les mĂ©prise pas car ils te valent bien. LXXIII C'est le point capital du mahomĂ©tanisme De mettre le bonheur dans la stupiditĂ©. Que n'en est-il ainsi dans le christianisme ! J'en citerais plus d'un qui l'aurait mĂ©ritĂ©, Et qui mourrait heureux sans s'en ĂȘtre doutĂ© ! Diable ! j'ai du malheur, — encore un barbarisme. LXXIV On dit mahomĂ©tisme, et j'en suis bien fĂąchĂ© . Il fallait me lever pour prendre un dictionnaire, Et j'avais fait mon vers avant d'avoir cherchĂ©. Je me suis retournĂ©, — ma plume Ă©tait par terre. J'avais marchĂ© dessus, — j'ai souillĂ©, de colĂšre Ma bougie et ma verve, et je me suis couchĂ©. LXXV Tu vois, ami lecteur, jusqu'oĂč va ma franchise Mon hĂ©ros est tout nu, moi je suis en chemise. Je pousse la candeur jusqu'Ă  t'entretenir D'un chagrin domestique. — OĂč voulais-je en venir ? Je suis comme EnĂ©as portant son pĂšre Anchise. LXXXVI ÉnĂ©as s'essoufflait, et marchait Ă  grands pas. Sa femme Ă  chaque instant demeurait en arriĂšre CrĂ©ĂŒse, disait-il, pourquoi ne viens-tu pas ? CrĂ©ĂŒse rĂ©pondait Je mets ma jarretiĂšre. -Mets-la donc, et suis-nous, rĂ©pondait ÉnĂ©as. Je vais, si tu ne viens, laisser tomber mon pĂšre. LXXVII Lecteur, nous allons voir si tu comprends ceci Anchise est mon poĂšme ; et ma femme CrĂ©ĂŒse Qui va toujours trainant en chemin. c'est ma muse Elle s'en va lĂ -bas quand je la crois ici. Une pierre l'arrĂȘte, un papillon l'amuse. Quand arriverons-nous si nous marchons ainsi ? LXXVIII EnĂ©as, d'une part, a besoin de sa femme. Sans elle, Ă  dire vrai, ce n'est qu'un corps sans Ăąme. Anchise, d'autre part, est horriblement lourd. Le troisiĂšme pĂ©ril, c'est que Troie est en flamme. Mais, dĂšs qu'Anchise grogne ou que sa femme court. CrĂ©as est forcĂ© de s'arrĂȘter tout - Chant premier PoĂšmes de Alfred de Musset Citations de Alfred de Musset
ОŐčŐ§ÎŒĐŸĐłĐŸ Ö„Đ”Đ¶ĐŸŐŽĐ°Đ•ŐźĐ”ŐČŐ„ ŐžÖ‚Đ»áˆžĐ˜áˆ» ĐœĐžÎœĐ°Ńˆ Đœáˆá‰ŻĐžÏƒŐĄŃ‡Đ”ŐżÖ‡Î‘Đșр ŐŸÏ‰ÎłĐ”Ï† лОбюŐȘ
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Unenouvelle colonie d’abeilles a rejoint l’apiscope de l’école Descartes hier matin, dans le cadre d’un projet Erasmus +. Un transfert sans piqĂ»re. L'HĂŽtel Beaulac prĂ©sente Waves, un bar lounge panoramique Ă  l'architecture Ă©tonnante et Ă  la vue imprenable. Un grand ruban d'acier de 119 tonnes forme son ossature. L’HĂŽtel Beaulac a annoncĂ© aujourd’hui le lancement d’un nouvel Ă©tablissement de luxe qui vient enrichir l’offre touristique de NeuchĂątel Waves, le bar lounge flambant neuf qui ouvre ses portes sur son toit-terrasse. Le coĂ»t total du projet s’élĂšve Ă  9 millions de francs. Plus de 50’000 visiteurs sont attendus pour la premiĂšre annĂ©e d’ au-dessus des 116 chambres de l’HĂŽtel Beaulac, Waves offre une vue panoramique du lac de NeuchĂątel et du paysage environnant. Le design de l’établissement, conçu par l’architecte Pierre Studer, puise son inspiration dans le lac qu’il surplombe la structure principale de Waves, qui fait Ă©galement office de toit, est un grand ruban d’acier de 119 tonnes, incurvĂ© en trois endroits pour lui donner une forme de vagues. PrĂ©vu pour ĂȘtre ouvert toute l’annĂ©e, Waves est enchĂąssĂ© dans une enceinte de verre de 236 mÂČ qui permet Ă  la beautĂ© naturelle du paysage alentour de rayonner.Au tout dĂ©but du projet, alors que nous Ă©tions encore Ă  l’étape de conception, il nous a suffi d’un regard sur la vue imprenable que nous avions du lac depuis le toit pour savoir que nous ne pouvions pas nous contenter de construire un simple lounge. Il nous fallait un monument», raconte Pierre une superficie intĂ©rieure de 262 mÂČ et 615 mÂČ de terrasse, il est en mesure d’accueillir jusqu’à 250 personnes. Partant du principe que la possibilitĂ© d’admirer le lac est un droit universel et par respect pour la vue dont il nous gratifie, nous avons tenu Ă  faire de Waves un lieu ouvert Ă  tous, aussi bien les rĂ©sidents de l’hĂŽtel que le public extĂ©rieur», prĂ©cise l’hĂŽtel dans un communiquĂ©. L’espace peut en outre accueillir des groupes dĂšs dix personnes pour des Ă©vĂ©nements privĂ©s et, en de rares occasions, il sera Ă©galement possible de privatiser l’ensemble pour des Ă©vĂ©nements spĂ©ciaux. C’est avec Ă©normĂ©ment d’enthousiasme que NeuchĂątel a assistĂ© Ă  la construction du sky bar au cours des derniers mois et nous sommes impatients de voir la notoriĂ©tĂ© du lieu se dĂ©velopper», dĂ©clare Yann Engel, directeur de l’Office du tourisme de NeuchĂątelC’est sous la direction de Maxime Rod, directeur gĂ©nĂ©ral de l’HĂŽtel Beaulac depuis 2007, que ce projet a vu le jour. Maxime Rod a dĂ©jĂ  initiĂ© la rĂ©novation totale de l’hĂŽtel et l’ouverture du restaurant et sushi bar Lake Side en 2007 puis, en 2016, l’ajout d’un nouvel Ă©tage Ă  l’établissement. GrĂące Ă  Waves, il accueille 16 nouveaux employĂ©s dans l’équipe de l’hĂŽtel et se trouve Ă  la tĂȘte d’un effectif fixe de 88 personnes. Afin de rivaliser avec l’excellence de son design architectural de Waves, l’HĂŽtel Beaulac a fait appel Ă  l’entreprise japonaise Super Potato pour concevoir sa dĂ©coration intĂ©rieure. Cette entreprise spĂ©cialisĂ©e dans l’hĂŽtellerie a travaillĂ© avec des hĂŽtels du monde entier et a créé de nombreux toits-terrasses en Asie. Une sculpture murale Ă  base de carton reprenant le thĂšme des vagues, un bar en briques de verres illuminĂ©es et des cheminĂ©es s’imposent. Mais l’expĂ©rience commence encore avant, dĂšs le lobby de l’hĂŽtel, avec un ascenseur couvert d’écrans numĂ©riques qui vous donnera l’impression de lĂ©viter jusqu’au toit. htr/aca
Autourdu toit qui nous vit naĂźtre Un pampre Ă©talait ses rameaux, Ses grains dorĂ©s, vers la fenĂȘtre, Attiraient les petits oiseaux. Ma mĂšre, Ă©tendant sa main blanche, Rapprochait les grappes de
Jamais sans toit » permet Ă  plusieurs dizaines de citoyens de se rĂ©unir et de verser une petite somme d’argent, autour d’une dizaine d’euros par mois, qui additionnĂ© sur le nombre de
Dansla nature, ce petit mammifĂšre peut vivre de 10 Ă  12 ans. La martre est un animal nocturne et crĂ©pusculaire, ce qui signifie que sa pĂ©riode d’activitĂ© va de la tombĂ©e du jour Ă  la fin de la nuit. Son rĂ©gime alimentaire est trĂšs variĂ©, puisqu’elle est carnivore Ă  tendance insectivore et frugivore. Autourdu toit qui nous vit naĂźtre Un pampre Ă©talait ses rameaux; Ses grains dorĂ©s, vers la fenĂȘtre, Attiraient les petits oiseaux. Ma mĂšre, Ă©tendant sa main blanche, Rapprochait les grappes de g22I7R.
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