Siun avocat n’est pas inscrit au RPVA, il doit accepter la notification directe des actes de procĂ©dure, conformĂ©ment Ă  l’article 673 du code de procĂ©dure civile et retourner Ă  son confrĂšre l’un des exemplaires aprĂšs l’avoir datĂ© et signĂ©, ou lui confirmer par tous moyens la bonne rĂ©ception de l’acte de procĂ©dure, et ce afin de permettre la justification, auprĂšs de la
Description Le Code de procĂ©dure civile, commerciale et administrative de la CĂŽte d’Ivoire, est un ensemble de dispositions lĂ©gislatives et rĂ©glementaire, dont l’objet est d’apporter les rĂšgles juridiques relatives aux procĂ©dures civile, commerciale et administrative. Cette version du Code Ă©ditĂ© par le CNDJ est structurĂ©e de la maniĂšre suivante I- PARTIE LÉGISLATIVE A- Loi n° 72-833 du 21 DĂ©cembre 1972 portant CODE DE PROCÉDURE CIVILE, COMMERCIALE ET ADMINISTRATIVE B- Des procĂ©dures civiles et commerciales spĂ©ciales II- PARTIE RÉGLEMENTAIRE A- Frais et Ă©moluments des auxiliaires de justice B- Modes de saisines des juridictions C- Expertise D- ProcĂ©dĂ©s de reproduction des actes E- Assistance judiciaire F- Notifications et convocations LOIN° 51-83 DU 21 AVRIL 1983 PORTANT CODE DE PROCEDURE CIVILE, COMMERCIALE, Code de procĂ©dure civile 129 Les procĂšs-verbaux constatant la conciliation ou la non-conciliation sont lus en audience publique. Article 25. - Les dĂ©bats ont lieu contradictoirement, Il est donnĂ© connaissance Ă  chaque partie des dĂ©clarations, mĂ©moires, moyens, ou piĂšces de l'adversaire, A-AA+PREcrit le 11/09/2006 11430VOTERMessage Ă©ditĂ© par Viramojo le 11/09/2006 1143Bonjour Ă  toutes et Ă  tous,Je viens vous solliciter pour savoir dans quel compte du PCG je peux mettre les indemnitĂ©s au titre de l'article 700 du nouveau code de procĂ©dure civile?Merci d'avance de vos Expert-comptable en entreprise- Examinateur au DEC mĂ©moireRe Article 700 du le 12/09/2006 0040+1VOTERBonjour,L'article 700 n'est pas une amende est du ressort du droit l'occurence, l'article 700 est du ressort de tribunaux s'agit en fait d'un "dĂ©domagement" que le tribunal attribue au gagnant de la procĂ©dure pour les frais de mon avis, il n'y a pas de traitement fiscal Expert-Comptable libĂ©ral en cabinetRe Article 700 du le 12/09/2006 0057+1VOTERPourquoi pas un compte de transfert de charges...qui sera exceptionnel ou d'exploitation selon la nature du compte de charges qu'il compensera...?RĂ©pondreCadre du secteur privĂ©Re Article 700 du le 20/09/2006 2215+4VOTERBonjour,Il est Ă©crit dans le memento comptable" les sommes exigibles au titre de l'article 700 du Code de procĂ©dure civile constituent Ă©galement, Ă  notre avis, des charges exceptionnelles ". partager partager A-AA+PRTopPublicitĂ©
CODEDE PROCÉDURE CIVILE (PromulguĂ© le 5 septembre 1896 et dĂ©clarĂ© exĂ©cutoire Ă  dater du 15 octobre 1896) #comment> Partie .- #comment> Livre PRÉLIMINAIRE .- Titre - II DE LA CONCILIATION. Article 24 .- Aucune demande introductive d'instance, exceptĂ© celles qui sont Ă©noncĂ©es en l'article suivant, ne pourra, Ă  peine de nullitĂ©, ĂȘtre portĂ©e devant le juge de paix, en
L’article 145 du code de procĂ©dure civile permet au juge des rĂ©fĂ©rĂ©s d’ordonner in futurum une mesure d’instruction. Classiquement, les critĂšres de rattachement territorial du litige sont ceux fixĂ©s par l’article 42 du code de procĂ©dure civile. Il s’agit de la juridiction du le lieu ou demeure le dĂ©fendeur ;en cas de pluralitĂ© des dĂ©fendeurs, la juridiction du domicile d’un des dĂ©fendeurs ;lorsque le demandeur n’a pas de domicile connu, la juridiction du domicile du demandeur ;lorsque le dĂ©fendeur rĂ©side a l’étranger, la juridiction au choix du demandeur. De maniĂšre dĂ©rogatoire, il est prĂ©vu qu’il est possible de saisir la juridiction du ressort dans laquelle s’exĂ©cutera la mesure d’instruction. En matiĂšre de rĂ©fĂ©rĂ© expertise, les juridictions Ă©taient venues prĂ©ciser de longue date qu’il Ă©tait nĂ©cessaire pour fonder la compĂ©tence territoriale d’une juridiction qu’un des dĂ©fendeurs sĂ©rieux » y ait son domicile Cass. 2ĂšmeChambre Civile, 10 juillet 1996, n°94-16692. Cette condition n’était pas remplie pour une caisse d’assurance maladie assignĂ©e en matiĂšre de dommage corporel conformĂ©ment aux dispositions de l’article du code de la sĂ©curitĂ© sociale. En l’espĂšce, un des dĂ©fendeur avait soulevĂ© l’incompĂ©tence de la juridiction de premiĂšre instance estimant que le domicile de l’assurance d’une des parties, Ă©galement mise en cause, ne pouvait fonder la compĂ©tence territoriale du tribunal, le caractĂšre sĂ©rieux de ce dĂ©fendeur n’étant pas acquis. DĂ©boutĂ© en premiĂšre instance, ce dĂ©fendeur avait interjetĂ© appel de l’ordonnance de rĂ©fĂ©rĂ©. La cour d’appel, reprenant l’argumentaire des victimes, relĂšve que les demandeurs Ă  la mesure d’instruction disposent d’une action directe Ă  l’encontre de chacun des dĂ©fendeurs Ă  cette expertise et que, s’agissant d’une assurance, celle-ci est fondĂ©e sur l’article du code des assurances. La cour rappelle Ă©galement que le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s ne doit apprĂ©cier que l’existence d’un procĂšs en germe sans pour autant se pencher sur les chances de succĂšs du procĂšs susceptible d’ĂȘtre ultĂ©rieurement engagĂ©. Ainsi, cette absence de caractĂšre sĂ©rieux du dĂ©fendeur pour fonder la compĂ©tence territoriale d’une juridiction se limite aujourd’hui aux seules caisses de sĂ©curitĂ©s sociales appelĂ©es en cause pour faire valoir leur recours subrogatoire. Cette dĂ©cision est intĂ©ressante. Elle confirme que les victimes d’un mĂ©dicament peuvent concentrer les procĂ©dures auprĂšs d’un mĂȘme juge qui pourra avoir une vision centralisĂ©e des dossiers plutĂŽt que d’avoir des procĂšs Ă©clatĂ©s dans plusieurs tribunaux. Cette dĂ©cision est notamment utilisĂ©e dans le dossier de la DĂ©pakine pour concentrer les dossiers devant le Tribunal de grande instance de Nanterre.
1921portant promulgation du code de procĂ©dure pĂ©nale, tel qu'il a Ă©tĂ© modifiĂ© ou complĂ©tĂ© par les textes subsĂ©quents, les articles 17 et 18 du Code pĂ©nal, le dĂ©cret du 3 aoĂ»t 1908, instituant une commission des grĂąces, la loi n° 58-58 du 23 mai 1958, relative Ă  l'exercice du droit de grĂące, le dĂ©cret du 30 juin _____ (1) Travaux prĂ©paratoires : Discussion et adoption par l VĂ©rifiĂ© le 06 octobre 2021 - Direction de l'information lĂ©gale et administrative Premier ministre, MinistĂšre chargĂ© de la justiceLe divorce pour altĂ©ration dĂ©finitive du lien conjugal est un cas de divorce judiciaire. Cette procĂ©dure est possible si vous vivez sĂ©parĂ© de votre Ă©poux depuis au moins 1 an sous certaines conditions. Votre avocat saisit le JAF titleContent par une assignation titleContent ou une requĂȘte titleContent conjointe. Vous pouvez changer de forme de divorce en cours de pouvez demander un divorce pour altĂ©ration dĂ©finitive du lien conjugal quand la vie commune a cessĂ© depuis au moins 1 divorce ne nĂ©cessite pas l'accord des 2 se calcule le dĂ©lai d'1 an ?Vous ne devez plus vivre avec votre Ă©poux depuis au moins 1 an au moins au moment oĂč vous introduisez votre demande en divorce assignation ou requĂȘte conjointe.Si vous n'avez pas indiquĂ© ce motif de divorce dans la demande initiale, le dĂ©lai d'1 an dĂ©marre Ă  partir du dĂ©pĂŽt de l'assignation. Il doit y avoir au moins 1 an au jour du oĂč le dĂ©lai d'1 an ne s'applique pasSi les Ă©poux forment tous les 2 une demande de divorce pour altĂ©ration dĂ©finitive du lien conjugal, le dĂ©lai n'est pas Ă©galement le cas si l'un des Ă©poux demande le divorce sur ce fondement et que l'autre Ă©poux introduit un divorce sur un autre savoir en cas de rĂ©conciliation et de reprise de la vie commune, le dĂ©lai recommence Ă  devez prouver par tous moyens que la vie commune a cessĂ©, que la cohabitation n'existe plus sur le plan matĂ©riel logement distinct... et affectif absence de relations intimes.Vous pouvez produire un contrat de bail diffĂ©rent, des factures de gaz ou d'Ă©lectricitĂ©, une attestation d'hĂ©bergement par un proche, un constat du commissaire de justice anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire...La rupture de votre vie commune doit ĂȘtre volontaire. L'emprisonnement ou l’hospitalisation ne sont pas des motifs de cessation de noter continuer Ă  partager le domicile conjugal en dormant dans des chambres sĂ©parĂ©es, en vivant Ă  des Ă©tages diffĂ©rents... ne suffit pas Ă  Ă©tablir la fin de la cohabitation et de la vie devez rapporter cette preuve par vous mĂȘme. Le juge ne peut pas le constater par votre Ă©pouxse ne participe pas Ă  la procĂ©dure, c'est-Ă -dire s'il n'a pas pris d'avocat, le juge peut dans ce cas dire que le dĂ©lai d'un an n'est pas aux questions successives et les rĂ©ponses s’afficheront automatiquementCas gĂ©nĂ©ralChacun des Ă©poux doit prendre un procĂ©dure de divorce se dĂ©roule devant le juge aux aux affaires familiales qui doit ĂȘtre saisi par se dĂ©roule en 3 Ă©tapes Audience d’orientation au cours de laquelle des mesures provisoires peuvent ĂȘtre demandĂ©esMise en Ă©tat du dossier titleContentAudience devant le jugeChangement de procĂ©dureÀ tout moment de la procĂ©dure, vous pouvez changer le motif de divorce. Cela s'appelle vous trouvez un accord, vous pouvez changer pour une procĂ©dure de divorce par consentement mutuel, ou une procĂ©dure de divorce pour acceptation du principe de la rupture du votre Ă©poux forme une demande en en divorce pour faute, vous pouvez vous aussi modifier le motif de votre demande en invoquant ses savoir si une demande de divorce pour altĂ©ration dĂ©finitive du lien conjugal et une autre demande pour faute sont prĂ©sentĂ©es en mĂȘme temps, le juge examine en premier lieu la demande pour faute. En cas de rejet de la demande de divorce pour faute, le juge statue sur la demande en divorce pour altĂ©ration dĂ©finitive du lien de justiceLe coĂ»t varie en fonction des honoraires de votre vos ressources sont insuffisantes pour payer les frais du divorce, vous pouvez bĂ©nĂ©ficier de l'aide frais de la procĂ©dure dĂ©pens, frais d'avocat sont Ă  votre charge si vous avez pris l'initiative du divorce, sauf si le juge en dĂ©cide et intĂ©rĂȘtsL'Ă©poux dĂ©fendeur titleContent Ă  un divorce pour altĂ©ration dĂ©finitive du lien conjugal peut demander des dommages et intĂ©rĂȘts titleContent. Il peut par exemple obtenir le remboursement de ses frais de dĂ©mĂ©nagement si le logement familial a Ă©tĂ© de partageLorsque les Ă©poux divorcent, ils doivent se partager les biens qu'ils ont eu ensemble mobiliers, financiers et immobiliers. Un impĂŽt s'applique sur la valeur nette du patrimoine partagĂ© entre les Ă©poux, aprĂšs dĂ©duction des dettes Ă©ventuelles. C'est ce que l'on appelle le droit de savoir pour un patrimoine infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  5 000 €, le droit de partage est fixĂ© forfaitairement Ă  125 €.Qui peut m'aider ?Trouvez les acteurs qui peuvent rĂ©pondre Ă  vos questions dans votre rĂ©gionRenseignement administratif par tĂ©lĂ©phone - Allo Service PublicLe service Allo Service Public est actuellement perturbĂ©. Nous vous prions de nous en informateurs qui vous rĂ©pondent appartiennent au ministĂšre de la service gratuitService accessible aux horaires suivants Être rappelĂ©eAvocat Code civil articles 247 Ă  247-2Passerelles entre divorcesCode civil articles 237 et 238Divorce pour altĂ©ration dĂ©finitive du lien conjugalCode civil articles 254 Ă  256Mesures provisoiresCode civil articles 251 Ă  253Introduction de la demande en divorceCode de procĂ©dure civile articles 1106 et 1116La demande et l'instance en divorceCode de procĂ©dure civile articles 1126 Ă  1127Dispositions particuliĂšres au divorce pour altĂ©ration dĂ©finitive du lien conjugalQuestions ? RĂ©ponses !Cette page vous a-t-elle Ă©tĂ© utile ?
MEMOIREDE FRAIS DE JUSTICE DES PERSONNES DESIGNEES PAR LE JUGE POUR ENTENDRE UN MINEUR I. Textes applicables - Pour l’accomplissement de la mission : . article 388-1 du code civil ;. articles R. 93, A. 43-13 et A.43.14 du code de procĂ©dure pĂ©nale. - En cas de dĂ©placement, dĂ©cret 2006-781 du 3 juillet 2006 et ses arrĂȘtĂ©s d’application.
Les actes authentiques sont ceux Ă©tablis par les huissiers de justice et les notaires. Compte tenu de la qualitĂ© de leur auteur, ils jouissent d’une prĂ©somption de validitĂ© et ils font foi jusqu'Ă  inscription de faux. Il faut distinguer la procĂ©dure civile d’inscription de faux de la plainte pĂ©nale du faux civil. En effet, la procĂ©dure civile d'inscription en faux permet le cas Ă©chĂ©ant d'Ă©tablir la faussetĂ© matĂ©rielle ou intellectuelle d'un acte authentique. La procĂ©dure civile d'inscription de faux est donc la seule procĂ©dure civile qui permette de remettre en cause la validitĂ© et l’efficacitĂ© des dĂ©cisions de justice, les actes notariĂ©s, et les actes d'huissiers de justice. Toutefois, la procĂ©dure civile de demande d’inscription de faux suppose que l'acte arguĂ© de faux comporte une mention fausse. Si une mention a Ă©tĂ© falsifiĂ©e, on parlera de faux matĂ©riel. Si une mention est contraire Ă  la vĂ©ritĂ©, on parlera alors de faux intellectuel. Selon la jurisprudence, la faussetĂ© d’un acte dressĂ© par un huissier de justice ne doit pas s'apprĂ©cier Ă  l'aune de la validitĂ© de l'acte ou de son efficacitĂ© sur le plan juridique mais uniquement au regard de la vĂ©racitĂ© des Ă©nonciations qu'il contient Cour d’appel de Versailles, 20 novembre 2003, n°02/04993. La faussetĂ© d’un acte est Ă©tablie dĂšs lors qu'il existe une discordance entre d’une part les Ă©nonciations de l'acte et d’autre part la rĂ©alitĂ© Cour de cassation, premiĂšre chambre civile, 17 juin 2015, n° De mĂȘme, la Cour de cassation a jugĂ© que l'exactitude des mentions des procĂšs-verbaux des huissiers de justice doit s'apprĂ©cier en considĂ©ration son contenu et non de ses consĂ©quences Cour de cassation, deuxiĂšme chambre civile, 25 fĂ©vrier 2016, n° Aux termes de son arrĂȘt du 25 fĂ©vrier 2016, la Haute cour a posĂ© le principe selon lequel la qualification de faux invoquĂ©e Ă  l'Ă©gard d'un acte authentique ne suppose pas la conscience par l'huissier de justice instrumentaire du caractĂšre inexact des constatations arguĂ©es de faux. La question de la volontĂ© de l'auteur de l'acte relĂšve du droit pĂ©nal et de l'infraction d'inscription de faux en Ă©criture publique ou authentique visĂ©e par l'article 441-4 du code pĂ©nal. L'inscription de faux en matiĂšre civile » a pour unique but d'Ă©tablir la faussetĂ© de l'acte authentique sans Ă©gard Ă  la personne qui l'a Ă©tabli. Il n'y a donc pas lieu de faire de l'intention de l'huissier instrumentaire une condition de validitĂ© de la procĂ©dure d'inscription de faux en matiĂšre civile. Ainsi, la volontĂ© du rĂ©dacteur de l’acte est indiffĂ©rente en matiĂšre civile, contrairement en matiĂšre pĂ©nale. Par ailleurs, il convient de distinguer le faux de l'erreur purement matĂ©rielle. Le faux nĂ©cessite, pour ĂȘtre constituĂ©, une altĂ©ration frauduleuse de la vĂ©ritĂ© de nature Ă  causer un prĂ©judice. Dans l’affaire jugĂ©e par la cour de cassation, le 25 fĂ©vrier 2016, les juges ont posĂ© le principe selon lequel la qualification de faux invoquĂ©e Ă  l'Ă©gard d'un acte authentique, en matiĂšre civile, ne dĂ©pend pas de l'existence ou non d'un prĂ©judice qui rĂ©sulterait du caractĂšre inexact des constatations arguĂ©es de faux. Le grief causĂ© par la discordance entre les mentions de l'acte et la rĂ©alitĂ© n’est donc pas une condition de validitĂ© de la l’action civile de demande d’inscription de faux. Par ailleurs, la Cour de cassation a posĂ© le principe selon lequel la procĂ©dure civile de demande d’inscription de faux contre un acte authentique peut ĂȘtre formĂ©e, mĂȘme si elle vise un Ă©crit dĂ©jĂ  produit en justice et contre lequel un incident de faux n'a pas encore Ă©tĂ© formĂ©. Autrement dit la production en justice d’un acte n'a pas pour effet de couvrir les Ă©ventuelles erreurs ou anomalies qu'il contient. ConcrĂštement, l'inscription de faux contre un acte authentique est formĂ©e par acte remis au greffe qui doit, Ă  peine d'irrecevabilitĂ©, articuler avec prĂ©cision les moyens que la partie invoque pour Ă©tablir le faux. L'un des exemplaires est immĂ©diatement versĂ© au dossier de l'affaire et l'autre, datĂ© et visĂ© par le greffier, est restituĂ© Ă  la partie en vue de la dĂ©nonciation de l'inscription au dĂ©fendeur. La dĂ©nonciation doit ĂȘtre notifiĂ©e par voie d’huissier Ă  la partie adverse dans le mois de l'inscription. Il appartient au juge d'admettre ou de rejeter l'acte litigieux au vu des Ă©lĂ©ments dont il dispose. S'il y a lieu le juge ordonne, sur le faux, toutes mesures d'instruction nĂ©cessaires et il est procĂ©dĂ© comme en matiĂšre de vĂ©rification d'Ă©criture. La copie de l’acte d’inscription doit ĂȘtre jointe Ă  l’assignation qui contient sommation pour le dĂ©fendeur, de dĂ©clarer s’il entend ou non faire usage de l’acte prĂ©tendu faux ou falsifiĂ©. A peine de caducitĂ©, l’assignation doit ĂȘtre signifiĂ©e dans le dĂ©lai d’un mois Ă  compter de la date de l’inscription de faux de celle-ci. Enfin, si des poursuites pĂ©nales sont engagĂ©es contre les auteurs ou complices du faux, il est sursis au jugement civil jusqu'Ă  ce qu'il ait Ă©tĂ© statuĂ© au pĂ©nal, Ă  moins que le principal puisse ĂȘtre jugĂ© sans tenir compte de la piĂšce arguĂ©e de faux ou qu'il y ait eu, sur le faux, renonciation ou transaction. Pour mĂ©moire, si l’inscription de faux aboutit, l’officier public rĂ©dacteur des mentions mensongĂšres encourt des poursuites pĂ©nales pour faux en Ă©criture publique ou authentique. Le faux commis dans une Ă©criture publique ou authentique ou dans un enregistrement ordonnĂ© par l'autoritĂ© publique est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende. L'usage du faux est puni des mĂȘmes peines. Les peines sont portĂ©es Ă  quinze ans de rĂ©clusion criminelle et Ă  225 000 euros d'amende lorsque le faux ou l'usage de faux est commis par une personne dĂ©positaire de l'autoritĂ© publique ou chargĂ©e d'une mission de service public agissant dans l'exercice de ses fonctions ou de sa mission. Le cas Ă©chĂ©ant, il convient aussi de garder en mĂ©moire que les contestations fantaisistes donnent lieu Ă  la condamnation obligatoire du demandeur Ă  l’inscription de faux qui succombe en sa demande au paiement d’une amende civile. Ainsi, selon l’article 305 du code de procĂ©dure civile, le demandeur en faux qui succombe peut-ĂȘtre condamnĂ© au paiement d’une amende civile d'un montant maximum de euros, outre des dommages-intĂ©rĂȘts qui seraient Ă©ventuellement rĂ©clamĂ©s en rĂ©paration du prĂ©judice subi. Je suis Ă  votre disposition pour toute action ou information en cliquant ici.Anthony BemAvocat Ă  la Cour27 bd Malesherbes - 75008 Paris01 40 26 25 01abem Commentairesde la Ministre sous chaque article; Table analytique; Table de concordance du nouveau Ă  l’ancien code et de l’ancien au nouveau code; Articles non en vigueur incorporĂ©s; Volume 2 : RĂšglements connexes au Code de procĂ©dure civile; CaractĂ©ristiques du produit: Reliure Ă  anneaux de haute qualitĂ©. Publication Ă  feuilles
Type Patrimoine mobilier Patrimoine documentaire RĂ©gion administrative MontrĂ©al MunicipalitĂ© MontrĂ©al Date 1892 – Publication Classification Patrimoine documentaire > Objets de communication > Objet documentaire > Publication ÉlĂ©ments associĂ©s Patrimoine mobilier associĂ© 1 Personnes associĂ©es 2 Images Description NumĂ©ro de l'objet Cote BAc0015 Lieu de production AmĂ©rique du Nord > Canada > QuĂ©bec Volume / pagination PremiĂšre de 8 brochures reliĂ©es en un volume factice intitulĂ© Canada. Jurisprudence, v. 8 ; 66 p. Haut de la page Statuts Statut CatĂ©gorie AutoritĂ© Date Classement Partie d'un document patrimonial Ministre de la Culture et des Communications 2007-02-15 Haut de la page Emplacement Region administrative MontrĂ©al Arrondissement municipal CĂŽte-des-Neiges - Notre-Dame-de-GrĂące Adresse 3000, rue Jean-Brillant Localisation informelle UniversitĂ© de MontrĂ©alPavillon Samuel-Bronfman4e Ă©tage Haut de la page RĂ©fĂ©rences
CODEDE PROCÉDURE CIVILE (PromulguĂ© le 5 septembre 1896 et dĂ©clarĂ© exĂ©cutoire Ă  dater du 15 octobre 1896) Partie - PARTIE I PROCÉDURE DEVANT LES TRIBUNAUX. Livre - II PROCÉDURE DEVANT LE TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE . Titre - XXII DES RÉFÉRÉS (RĂ©daction antĂ©rieure Ă  la loi n° 1.135 du 16 juillet 1990 ) 420 .- Le prĂ©sident pourra, lorsqu'il le jugera convenable,
Pour faire supprimer un contenu qui bafoue vos droits, utilisez le service mis en place par le cabinet Murielle-Isabelle CAHEN. La contrefaçon constitue un phĂ©nomĂšne en augmentation constante, amplifiĂ© par la mondialisation et par la vente sur Internet. Aucun secteur de l’activitĂ© Ă©conomique n’est aujourd’hui Ă©pargnĂ© et la gamme de produits contrefaits ne cesse de se diversifier. Selon une Ă©tude de l’OCDE de fĂ©vrier 2011, la contrefaçon reprĂ©sente 5 Ă  7% du commerce mondial. L’achat de produits contrefaits est sanctionnĂ© en France comme dans les pays de l’Union europĂ©enne et constitue un dĂ©lit pĂ©nal. La lutte contre la contrefaçon, qui menace Ă  la fois l’économie, la santĂ© et la sĂ©curitĂ©, est au cƓur de l’action des services douaniers et reprĂ©sente une prioritĂ© d’action de l’Union europĂ©enne. En France, une entreprise sur deux s’estime confrontĂ©e aux difficultĂ©s de la contrefaçon. Les consĂ©quences sont souvent lourdes tout d’abord pour les entreprises, la contrefaçon engendre la perte de parts de marchĂ©, la destruction d’emplois, et ternit l’image de marque ; ensuite pour l’État, elle constitue une source d’évasion fiscale importante et a un coĂ»t Ă©conomique et social ; et enfin pour les consommateurs, elle est une tromperie sur la qualitĂ© du produit et peut mĂȘme s’avĂ©rer dangereuse pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ© mĂ©dicaments mal dosĂ©s, usures prĂ©maturĂ©es des piĂšces de rechange des vĂ©hicules automobiles. De plus, ces entreprises sont aujourd’hui beaucoup plus exposĂ©es Ă  un tel risque, comme on l’a dit, du fait de l’expansion des outils numĂ©riques et de la facilitĂ© avec laquelle tout un chacun peut accĂ©der aux informations d’une entreprise et s’en servir, Ă  bon comme Ă  mauvais escient. La contrefaçon se dĂ©finit comme une pratique anticoncurrentielle en violation d’un droit de propriĂ©tĂ© intellectuelle. Plus prĂ©cisĂ©ment, l’INSEE dĂ©finit la pratique comme la reproduction, l’imitation ou l’utilisation totale ou partielle d’une marque, d’un dessin, d’un brevet, d’un logiciel ou d’un droit d’auteur, sans l’autorisation de son titulaire, en affirmant ou laissant prĂ©sumer que la copie est authentique ». Ainsi, le contrefacteur va crĂ©er une confusion entre le produit original et le produit contrefaisant de sorte qu’il cherche Ă  s’approprier la notoriĂ©tĂ© d’une autre entreprise ou d’une marque et Ă  profiter des investissements du titulaire du droit de propriĂ©tĂ© intellectuelle sans son autorisation. Le code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle la dĂ©finit aux articles L. 335-2 et suivants comme la reproduction, l’usage, l’apposition ou l’imitation d’une marque ; toute copie, importation ou vente d’une invention nouvelle ; toute reproduction totale ou partielle d’un dessin ou modĂšle ; toute Ă©dition d’écrits, de compositions musicales, de production imprimĂ©e ainsi que toute reproduction, reprĂ©sentation ou diffusion d’une Ɠuvre de l’esprit en violation des droits d’auteur, etc. Ainsi, il existe plusieurs dĂ©finitions de la contrefaçon suivant le droit de propriĂ©tĂ© intellectuelle qu’elle atteint. Dans tous les cas, le rĂŽle de la propriĂ©tĂ© intellectuelle demeure celui d’interdire la contrefaçon. C’est l’idĂ©e de la protection par le droit de propriĂ©tĂ© intellectuelle d’un monopole tout acte fait en dehors de ce monopole constitue une contrefaçon. En effet, consciente de l’importance de la propriĂ©tĂ© intellectuelle pour l’innovation, la crĂ©ation et l’encouragement Ă  l’investissement, la France par le biais notamment de l’Union europĂ©enne, cherche de longue date Ă  protĂ©ger les crĂ©ateurs et inventeurs. L’action en contrefaçon est une des actions, sinon la principale en la matiĂšre, protĂ©gera effectivement le droit de propriĂ©tĂ©, et il est important de garder Ă  l’esprit que seul le propriĂ©taire peut dĂšs lors agir beaucoup de droits sont exploitĂ©s par des licenciĂ©s, mais n’étant pas propriĂ©taire il ne peut agir par principe en contrefaçon. Au cours de ces derniĂšres annĂ©es et pour lutter contre ce phĂ©nomĂšne croissant, la protection juridique de la propriĂ©tĂ© intellectuelle s’est sensiblement renforcĂ©e, non seulement dans sa dĂ©finition, mais Ă©galement dans son champ d’application. Ainsi, la contrefaçon est susceptible d’entraĂźner trois types de sanctions civiles [I], pĂ©nales [II] et douaniĂšres. I- Les sanctions civiles L’action civile est la voie la plus frĂ©quemment empruntĂ©e des victimes de la contrefaçon, notamment parce qu’il existe des juridictions spĂ©cialisĂ©es qui ont l’habitude d’évaluer le montant du prĂ©judice par une analyse comptable et technique des faits. Cette action, basĂ©e sur la seule protection des droits privatifs et exclusifs du bĂ©nĂ©ficiaire, va consister Ă  demander un dĂ©dommagement financier en rĂ©paration de son prĂ©judice. A L’indemnisation du prĂ©judice L’action civile de la contrefaçon tend Ă  la rĂ©paration du prĂ©judice subi par l’octroi de dommages et intĂ©rĂȘts. Leur montant n’est pas dĂ©terminĂ© par les textes lĂ©gislatifs, mais selon les principes gĂ©nĂ©raux de la responsabilitĂ© civile. En effet, selon la loi du 29 octobre 2007 qui transpose la directive du 29 avril 2004, la contrefaçon engage la responsabilitĂ© civile de son auteur », ceci n’était pas nouveau. En revanche, la nouveautĂ© se situe dans le rĂ©gime d’évaluation des dommages et intĂ©rĂȘts, rĂ©gime spĂ©cifique des atteintes aux droits intellectuels. La directive du 29 avril 2004 prĂ©voyait d’une part la possibilitĂ© pour les États membres de mettre en place un systĂšme d’indemnisation plus clĂ©ment lorsque le contrefacteur avait agi de bonne foi, et d’autre part un mode spĂ©cifique d’évaluation des dommages et intĂ©rĂȘts. En transposant la directive, la France n’a retenu que la deuxiĂšme disposition en prĂ©voyant deux façons d’évaluer les dommages et intĂ©rĂȘts pour l’ensemble des droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle une Ă©valuation forfaitaire indiquant que la victime peut obtenir une somme forfaitaire correspondant Ă  ce qui aurait Ă©tĂ© dĂ» si le contrefacteur avait obtenu l’autorisation d’exploiter le bien protĂ©gĂ© ; et une Ă©valuation ordinaire prenant en compte trois Ă©lĂ©ments qui sont les consĂ©quences Ă©conomiques nĂ©gatives subies par la partie lĂ©sĂ©e, le prĂ©judice moral causĂ© au titulaire des droits du fait de l’atteinte et les bĂ©nĂ©fices rĂ©alisĂ©s par le contrefacteur. Les deux premiers Ă©lĂ©ments sont classiquement utilisĂ©s par la jurisprudence alors que le troisiĂšme mĂ©rite des prĂ©cisions. Traditionnellement, le principe de la rĂ©paration intĂ©grale suppose de rĂ©parer tout le prĂ©judice, mais rien que le prĂ©judice. Or, les bĂ©nĂ©fices rĂ©alisĂ©s par le contrefacteur ne font pas partie du prĂ©judice subi par la victime ; la victime pouvant parfaitement subir un prĂ©judice sans que le contrefacteur ne rĂ©alise de bĂ©nĂ©fice et inversement. Avec la loi de 2007 se trouve ainsi instaurĂ© un rĂ©gime de responsabilitĂ© nouveau, sui generis, prenant en compte le bĂ©nĂ©fice rĂ©alisĂ© par le contrefacteur. B La cessation de l’exploitation contrefaisante La loi de 2007 a instituĂ© d’autres sanctions civiles de la contrefaçon permettant au tribunal d’interdire Ă  tout contrefacteur, de bonne ou de mauvaise foi, de poursuivre l’exploitation des droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle dĂ©tenus par un tiers. Il peut Ă©galement ordonner que les produits contrefaisant ainsi que les matĂ©riaux et instruments ayant servi Ă  leur crĂ©ation soient rappelĂ©s et Ă©cartĂ©s des circuits commerciaux puis dĂ©truits ou confisquĂ©s au profit de la victime. Pour les contrefaçons de brevets, marques et modĂšles, ces mesures d’interdiction sont souvent accompagnĂ©es d’une astreinte. Concernant les droits de propriĂ©tĂ© littĂ©raire et artistique, le juge peut ordonner la confiscation de tout ou partie des recettes procurĂ©es par la contrefaçon pour qu’elles soient remises Ă  la partie lĂ©sĂ©e ou Ă  ses ayants droit. Des procĂ©dures dites d’urgence peuvent permettre au demandeur d’obtenir l’interdiction provisoire des actes incriminĂ©s de contrefaçon de marque, de brevet ou encore de droits d’auteur afin d’éviter l’aggravation du prĂ©judice subi. Des mesures de publicitĂ© sont Ă©galement prĂ©vues, le tribunal pouvant ainsi ordonner la publication totale ou partielle du jugement de condamnation dans les journaux ou sur internet, aux frais du contrefacteur. II- Les sanctions pĂ©nales L’action pĂ©nale permet de dĂ©clencher une enquĂȘte de police, mais Ă©galement d’obtenir la condamnation du contrefacteur Ă  une peine d’amende et/ou de prison. MalgrĂ© une prĂ©fĂ©rence nette pour l’action civile en cette matiĂšre, certaines entreprises agissent systĂ©matiquement au pĂ©nal, car elles considĂšrent que la sanction pĂ©nale est plus dissuasive pour les contrefacteurs. Besoin de l'aide d'un avocat pour un problĂšme de contrefaçon ? TĂ©lĂ©phonez nous au 01 43 37 75 63 ou contactez nous en cliquant sur le lien_ A Les peines principales et complĂ©mentaires Qu’il s’agisse de la contrefaçon de propriĂ©tĂ© littĂ©raire ou artistique article L. 335-2 et s. CPI, de dessins et modĂšles article L. 521-2 et s. CPI ou de brevet d’invention article L. 615-14 et s. CPI, les peines sont identiques et sont de trois ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende Ă  l’encontre des personnes physiques. Toutefois, la contrefaçon de marques de fabrique, de commerce et de service article L. 716-9 et s. CPI est punie de quatre ans d’emprisonnement et de 400 000 euros d’amende ; seuls les dĂ©lits assimilĂ©s Ă  cette derniĂšre article L. 716-10 CPI font encourir Ă  leur auteur trois ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende. Pour les personnes morales, l’amende est Ă©gale au quintuple de celle prĂ©vue pour les personnes physiques article 131-38 du Code pĂ©nal et les peines mentionnĂ©es Ă  l’article 131-39 du Code pĂ©nal sont applicables dissolution, fermeture, placement sous surveillance Ă©lectronique
 Lorsque l’infraction est commise en bande organisĂ©e, auquel cas elle se trouve Ă©galement soumise Ă  certains aspects procĂ©duraux du rĂ©gime dĂ©rogatoire de droit commun, ou lorsqu’elle porte sur des marchandises dangereuses pour la santĂ©, la sĂ©curitĂ© de l’homme ou de l’animal », les peines sont portĂ©es Ă  cinq ans d’emprisonnement et 500 000 euros d’amende. En cas de rĂ©cidive, les peines sont portĂ©es au double. Mais la loi prĂ©voit en plus des peines complĂ©mentaires communes aux diffĂ©rents droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle la fermeture totale ou partielle, dĂ©finitive ou temporaire, pour une durĂ©e de cinq ans au plus, de l’établissement ayant servi Ă  commettre l’infraction ; la confiscation des titres de propriĂ©tĂ© industrielle, des produits et Ɠuvres contrefaisants et du matĂ©riel spĂ©cialement destinĂ© Ă  leur contrefaçon ; et l’affichage du jugement ou de sa publication aux frais du prĂ©venu. Les mĂȘmes peines sont prĂ©vues pour les personnes morales article 131-39 du Code pĂ©nal. B Le recel de contrefaçon PossĂ©der un objet de contrefaçon constitue un acte de recel, mais si le dĂ©tenteur du produit contrefaisant est de bonne foi, le droit pĂ©nal s’en dĂ©sintĂ©ressera. A l’inverse, s’il a connaissance du caractĂšre contrefaisant des produits qu’il dĂ©tient, il peut alors ĂȘtre considĂ©rĂ© comme auteur de recel de contrefaçon. En effet, le recel est le fait de dissimuler, dĂ©tenir, transmettre, ou faire office d’intermĂ©diaire afin de transmettre une chose dont on sait qu’elle provient d’un crime ou d’un dĂ©lit article 321-1 al 1 du Code pĂ©nal. L’infraction rĂ©side aussi dans le fait de bĂ©nĂ©ficier, en connaissance de cause et par tout moyen, du produit d’un crime ou d’un dĂ©lit article 321-1 al 2 du Code pĂ©nal. Il ne suffit pas que la personne invoque son ignorance de l’origine de la chose pour que sa bonne foi soit reconnue. La mauvaise foi peut se dĂ©duire des circonstances telles que l’achat Ă  bas prix ou sans facture. Le receleur encourt les peines de cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende article 321-1 du Code pĂ©nal mais les peines peuvent ĂȘtre aggravĂ©es en raison du recel lui-mĂȘme, notamment s’il est habituel, liĂ© aux facilitĂ©s procurĂ©es par l’exercice d’une activitĂ© professionnelle ou commise en bande organisĂ©e ainsi qu’en raison de l’infraction d’origine qui peut ĂȘtre rĂ©primĂ©e plus sĂ©vĂšrement que le recel simple ou aggravĂ© et auquel cas le receleur encourt les peines attachĂ©es Ă  cette infraction s’il en a eu connaissance, mĂȘme s’il en ignore la gravitĂ©. Les personnes morales peuvent ĂȘtre dĂ©clarĂ©es pĂ©nalement responsables du recel commis par un de leurs dirigeants ou reprĂ©sentants agissant pour leurs comptes. III- Les sanctions douaniĂšres Les services de douanes qui dĂ©couvriraient des produits contrefaits ont la possibilitĂ© de les saisir afin de les retirer immĂ©diatement des circuits commerciaux. Le procureur de la RĂ©publique et le titulaire du droit de propriĂ©tĂ© intellectuelle sont alors informĂ©s et peuvent intenter une action. Cependant, cette dĂ©marche est indĂ©pendante de la procĂ©dure contentieuse mise en Ɠuvre par la douane, cette derniĂšre pouvant dĂ©cider de poursuivre les auteurs de l’infraction devant les tribunaux, car l’importation d’un produit contrefait est Ă©galement un dĂ©lit douanier. A La rĂ©pression par les services douaniers En ce qui concerne les infractions constatĂ©es lors du dĂ©douanement ou en transit, plusieurs articles du Code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle posent des interdictions article L. 716-9, L. 716-10, L. 613-3, L. 513-4, L. 335-2 et L. 335-4. Ces infractions peuvent ĂȘtre poursuivies soit par la voie transactionnelle, soit par la voie judiciaire. La transaction est souvent mise en Ɠuvre pour les infractions de faible gravitĂ© commises par les voyageurs. La mise en Ɠuvre de l’action pour l’application des sanctions douaniĂšres appartient Ă  l’administration des douanes qui apprĂ©cie l’opportunitĂ© des poursuites. La contrefaçon est un dĂ©lit douanier au sens de l’article 414 du Code des douanes. Les sanctions fiscales douaniĂšres sont cumulatives avec les sanctions pĂ©nales de droit commun susceptibles d’ĂȘtre infligĂ©es Ă  l’auteur de la contrefaçon. Ainsi, le Code des douanes prĂ©voit la confiscation des marchandises de fraude, des moyens de transport et des objets ayant servi Ă  dissimuler la fraude ; une amende comprise entre une et deux fois la valeur de l’objet de la fraude lorsque les faits sont commis en bande organisĂ©e, la peine d’amende peut ĂȘtre portĂ©e jusqu’à cinq fois la valeur de l’objet en fraude ; et un emprisonnement maximum de 3 ans lorsque les faits sont commis en bande organisĂ©e, la peine d’emprisonnement maximum est portĂ©e Ă  dix ans. B Une lutte renforcĂ©e Le nouveau rĂšglement UE nÂș 608/2013 concernant le contrĂŽle, par les autoritĂ©s douaniĂšres, du respect des droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle et abrogeant l’ancien rĂšglement CE n°1383/2003 a Ă©tĂ© adoptĂ© le 12 juin 2013 et s’applique depuis le 1 janvier 2014. Entrent dĂ©sormais dans la dĂ©finition des droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle concernĂ©s par les contrĂŽles douaniers la topographie de produit semi-conducteur, le modĂšle d’utilitĂ© et le nom commercial. Dans la procĂ©dure, des Ă©lĂ©ments nouveaux apparaissent. DĂ©sormais, les informations collectĂ©es par les douanes pourront ĂȘtre exploitĂ©es notamment pour rĂ©clamer une indemnisation au contrefacteur en dehors de toute action civile ou pĂ©nale. De plus, la procĂ©dure de destruction simplifiĂ©e des marchandises prĂ©sumĂ©es contrefaisantes auparavant optionnelle est dĂ©sormais obligatoire. Cette procĂ©dure permet, sans qu’il soit nĂ©cessaire de dĂ©terminer s’il y a eu violation d’un droit de propriĂ©tĂ© intellectuelle, que ces marchandises soient dĂ©truites sous contrĂŽle douanier, sous rĂ©serve du consentement, exprĂšs ou implicite, du dĂ©clarant ou dĂ©tenteur des marchandises. Pour initier cette procĂ©dure, le titulaire des droits doit avoir confirmĂ© aux autoritĂ©s douaniĂšres qu’à son avis il s’agit bien de contrefaçon et qu’il consent Ă  la destruction des marchandises. Les douanes demandent alors l’accord du dĂ©tenteur, s’il reste silencieux, les douanes peuvent prendre l’initiative de la destruction. Dans un arrĂȘt du 6 fĂ©vrier 2014, la CJUE a statuĂ© Ă  titre prĂ©judiciel sur l’interprĂ©tation de cette procĂ©dure de l’ancien rĂšglement douanier 2003. Un ressortissant danois avait acquis une montre dĂ©crite comme Ă©tant une montre de luxe sur un site internet chinois. Suite Ă  un contrĂŽle du colis par les autoritĂ©s douaniĂšres, il a Ă©tĂ© constatĂ© que la montre Ă©tait une contrefaçon. La destruction a donc Ă©tĂ© sollicitĂ©e, mais l’acquĂ©reur a contestĂ© cette dĂ©cision. La CJUE a prĂ©cisĂ© que le rĂšglement pouvait s’appliquer au bĂ©nĂ©fice du titulaire de droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle sur une marchandise vendue Ă  une personne rĂ©sidant sur le territoire d’un État membre, Ă  partir d’un site internet de vente en ligne situĂ© dans un pays tiers. Ainsi, la cour Ă©nonce qu’il n’est pas nĂ©cessaire que 
 prĂ©alablement Ă  la vente, la marchandise en cause ait fait l’objet d’une offre de vente ou d’une publicitĂ© s’adressant aux consommateurs de ce mĂȘme État ». ARTICLES QUI POURRAIENT VOUS INTERESSER EnchĂšres en ligne et contrefaçon Adwords et le risque de contrefaçon Blocage de sites Lutte contre la contrefaçon Droit des photographes OriginalitĂ© d'une oeuvre de l'esprit HĂ©bergeurs et contrefaçon DĂ©chĂ©ance et droit des marques Sources - retour Ă  la rubrique 'Autres articles'
Puis le tribunal rappelle qu'en vertu de l'article 46 du code de procĂ©dure civile, en matiĂšre contractuelle, le demandeur peut saisir la juridiction du lieu de l'exĂ©cution de la prestation de service.En l'occurrence, elle peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme rĂ©alisĂ©e Ă  La procĂ©dure de redressement judiciaire n’est applicable qu’aux entreprises qui, bien que se trouvant en Ă©tat de cessation de paiement, ont de rĂ©elles chances de continuitĂ© de leur l’ ! MaĂźtrisez la procĂ©dure de redressement judiciaire en vous appuyant sur Dalloz Pratique[s]Redressement judiciaire dĂ©finitionQu'est-ce qu'un redressement judiciaire ? Le redressement judiciaire est une procĂ©dure collective supposant la caractĂ©risation de l'Ă©tat de cessation des paiements et la dĂ©monstration que toute chance de redressement n'a pas disparu. Cette procĂ©dure permet la poursuite de l’activitĂ© de l’entreprise, l’apurement de ses dettes et le maintien de l’ ne s'agit pas, contrairement Ă  la sauvegarde, d'une procĂ©dure facultative, puisque le dĂ©biteur qui est en Ă©tat de cessation des paiements, doit le dĂ©clarer dans les 45 jours, en sollicitant l'ouverture d'un redressement ou d'une liquidation judiciaire. Parce que cette procĂ©dure revĂȘt un caractĂšre obligatoire, la saisine n'appartient pas seulement au dĂ©biteur elle peut aussi ĂȘtre l'Ɠuvre du ministĂšre public et d'un crĂ©ancier. La procĂ©dure de redressement judiciaire est applicable Ă  toute personne exerçant une activitĂ© commerciale ou artisanale, tout agriculteur ou autre personne physique exerçant une activitĂ© professionnelle indĂ©pendante y compris une profession libĂ©rale, et toute personne morale de droit privĂ© qui se trouve en Ă©tat de cessation des paiements mais dont la situation n'est pas dĂ©finitivement compromise, Ă  l’exception des syndicats de copropriĂ©tĂ©. Lorsque l'ouverture de la procĂ©dure du redressement judiciaire est sollicitĂ©e par un EIRL, les dispositions rĂ©gissant la procĂ©dure de redressement judiciaire ne s'appliquent qu'au patrimoine qui fait l'objet de cette de redressement judiciaire Conditions d’ouvertureLe dĂ©biteur qui sollicite l'ouverture d'un redressement judiciaire doit justifier ‱ qu'il est en Ă©tat de cessation des paiements ;‱ que son redressement n'est pas manifestement Etat de cessation des paiements ConformĂ©ment Ă  l’article du code de commerce, il est instituĂ© une procĂ©dure de redressement judiciaire pour tout dĂ©biteur mentionnĂ© aux articles L. 631-2 ou L. 631-3 qui, dans l'impossibilitĂ© de faire face au passif exigible avec son actif disponible, est en cessation des disponible ici envisagĂ© est celui Ă  court terme. Il s'agit des liquiditĂ©s et valeurs immĂ©diatement rĂ©alisables. Sont exclus de l’actif disponible ‱ les crĂ©ances Ă  recouvrer sauf circonstances exceptionnelles ;‱ les titres de participation des sociĂ©tĂ©s mĂšres dans des filiales ;‱ les immobilisations ;‱ de façon gĂ©nĂ©rale, les passif exigible s'entend de l'ensemble des dettes Ă©chues au jour oĂč l'apprĂ©ciation est portĂ©e. Seules des dettes certaines peuvent constituer du passif exigible. Une avance en compte courant, qui est bloquĂ©e, ou dont le remboursement n'est pas demandĂ©, ne constitue pas un passif exigible. Peu importe que le passif soit exigĂ©, dĂšs lors qu'il est Redressement n’étant pas manifestement impossibleLe redressement judiciaire dĂ©bute par une pĂ©riode d'observation. Comme son nom l'indique, la pĂ©riode d'observation est destinĂ©e Ă  observer l'entreprise et plus spĂ©cialement son aptitude Ă  se redresser. Aussi, si les chances de redressement ont disparu au moment oĂč le tribunal statue, il ne doit pas ouvrir un redressement, mais une liquidation le dĂ©biteur peut, Ă  titre personnel, vouloir se redresser en payant son passif. S'il en a les capacitĂ©s, le redressement du dĂ©biteur est possible, alors mĂȘme que celui de son entreprise ne l'est plus. La mise en redressement du dĂ©biteur a alors pour seul objet le paiement du passif du dĂ©biteur. Le redressement manifestement impossible est une question de fait laissĂ©e Ă  l'apprĂ©ciation des juges du procĂ©durales1- RĂšgles de compĂ©tenceLe tribunal matĂ©riellement compĂ©tent est ‱ le tribunal de commerce - pour les personnes physiques exerçant une activitĂ© commerciale ou artisanale ;-pour les personnes morales ayant une forme commerciale, sauf si elles ont un objet civil ;‱ le tribunal de grande instance - pour les personnes physiques agriculteurs et les professionnels libĂ©raux ;- pour les personnes morales n'ayant pas une forme commerciale ou, bien qu'ayant une forme commerciale, ayant une activitĂ© civile, par exemple les sociĂ©tĂ©s Ă  risques limitĂ©s exerçant une activitĂ© au tribunal territorialement compĂ©tent il s’agit de ‱ pour les personnes physiques, celui du lieu oĂč le dĂ©biteur a dĂ©clarĂ© l'adresse de son entreprise ou de son activitĂ©. Par dĂ©rogation, le jeu de l'article 47 du code de procĂ©dure civile s'impose pour les auxiliaires de justice, qui peuvent donc demander la dĂ©localisation du dossier devant un tribunal voisin ;‱ pour les personnes morales, celui du lieu du siĂšge social au jour de l'ouverture. En cas de changement de siĂšge de la personne morale dans les six mois ayant prĂ©cĂ©dĂ© la saisine du tribunal, le tribunal dans le ressort duquel se trouvait le siĂšge initial demeure seul compĂ©tent. Le dĂ©lai court Ă  compter de l'inscription modificative au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s C. com., art. R. 600-1, al 2 et 3.2- Saisine du tribunalLe redressement judiciaire n'est ni une procĂ©dure volontariste, ni une procĂ©dure prĂ©ventive. Il s'agit d'une procĂ©dure obligatoire pour le dĂ©biteur qui est en Ă©tat de cessation des paiements depuis plus de 45 jours, dĂšs lors qu'il n'a pas, dans ce dĂ©lai, demandĂ© l'ouverture d'une procĂ©dure de conciliation C. com., art. L. 631-4. Si le dĂ©biteur mis en redressement est une personne physique, le dĂ©clarant est le dĂ©biteur lui-mĂȘme. Si le dĂ©biteur est une personne morale, il s'agit de son reprĂ©sentant lĂ©gal, qui a qualitĂ© pour agir en justice au nom de un crĂ©ancier peut assigner un dĂ©biteur en redressement judiciaire, s’il justifie de sa qualitĂ© de crĂ©ancier, et de l’état de cessation de paiements de son dĂ©biteur, Ă©tant rappelĂ© que cet Ă©tat s’apprĂ©cie le jour oĂč la juridiction les conditions en sont rĂ©unies, le tribunal ainsi saisi, va rendre un jugement d’ouverture de redressement judiciaire, laquelle va s’ouvrir par une pĂ©riode d’ judiciaire PĂ©riode d’observationLa procĂ©dure de redressement judiciaire commence par une pĂ©riode d'observation de 6 mois maximum, renouvelable sans pouvoir dĂ©passer 18 mois. Pendant cette phase, un bilan Ă©conomique et social de l’entreprise mise en redressement est rĂ©alisĂ©, afin d’envisager, Ă©ventuellement, la mise en place d’un plan de redressement judiciaire. Pour ce faire, le jugement ouvrant le redressement judiciaire fixe la date de cessation des paiements laquelle peut ĂȘtre antĂ©rieure Ă  celle du jugement d’ouverture, dans la limite de dix-huit mois, et nomme les diffĂ©rents organes. Est obligatoirement nommĂ© un mandataire judiciaire, ainsi qu’un administrateur judiciaire si le dĂ©biteur emploie au moins 20 salariĂ©s ou rĂ©alise au moins 3 000 000 d'euros de chiffre d'affaires hors taxes. Ce dernier aura une mission d’assistance, sauf Ă  ce que le jugement le charge d’assurer seul et entiĂšrement l’administration de l’entreprise en redressement judiciaire, auquel cas le chef d’entreprise est dessaisi de ses de la procĂ©dure de redressement judiciaire entraĂźne la suspension des poursuites les crĂ©anciers qui existaient avant l'ouverture de la procĂ©dure ne peuvent plus engager de poursuites en justice ni procĂ©der Ă  des saisies pour faire exĂ©cuter des dĂ©cisions dĂ©jĂ  de la pĂ©riode d’observationLa pĂ©riode d'observation se termine par l'une des actions suivantes ‱ la mise en place d'un plan de redressement judiciaire, limitĂ© Ă  10 ans, si l'entreprise est viable.‱ l'ouverture d'une liquidation judiciaire si la situation de l'entreprise ne peut pas s'amĂ©liorer ;‱ la clĂŽture de la procĂ©dure s'il apparaĂźt que le dĂ©biteur dispose de sommes suffisantes pour dĂ©sintĂ©resser les crĂ©anciers et rĂ©gler les tribunal n'arrĂȘte donc un plan de redressement judiciaire que s'il considĂšre qu'il existe une possibilitĂ© sĂ©rieuse pour l'entreprise en redressement judiciaire d'ĂȘtre sauvĂ©e, sur la base du bilan Ă©conomique et social effectuĂ© durant la pĂ©riode d’observation. Le plan de redressement judiciaire est destinĂ© Ă  permettre la poursuite de l'activitĂ© de l'entreprise, le maintien de l'emploi et l'apurement du passif. Il prĂ©voit notamment la dĂ©signation des personnes tenues de l’exĂ©cuter, et mentionne l’ensemble de leurs engagements portant sur l'avenir de l'activitĂ©, les modalitĂ©s du maintien et du financement de l'entreprise, le rĂšglement du passif soumis Ă  dĂ©claration, et s'il y a lieu, les garanties fournies pour en assurer l'exĂ©cution. Également, est dĂ©signĂ© un commissaire Ă  l’exĂ©cution du plan de redressement judiciaire, lequel peut ĂȘtre le mandataire que les salariĂ©s d'une entreprise en redressement judiciaire peuvent bĂ©nĂ©ficier de l'assurance en garantie des salaires AGS pour les sommes dues en exĂ©cution de leur contrat de travail salaires, primes, prĂ©avis et indemnitĂ©s.Nouveau ! DĂ©couvrez le module "ProcĂ©dures collectives" de Dalloz Pratique[s], Nouveau ! DĂ©couvrez le module "ProcĂ©dures collectives" de Dalloz Pratique[s], la nouvelle solution numĂ©rique pour gagner en productivitĂ© dans la gestion de votre dossier de redressement judiciaire cliquez ici 4344 7 Section 3 : Du caractĂšre de la compĂ©tence territoriale 45-47 7 Titre III : Moyens de dĂ©fense 48-69 7-9 Chapitre I : Des dĂ©fenses au fond 7 Chapitre II : Des exceptions de procĂ©dure 49-66 7-9 Section 1 : De l'exception d'incompĂ©tence territoriale 51-52 8 Section 2 :Des exceptions de litispendance et de connexitĂ© 53-58 8 Pour faire supprimer un contenu qui bafoue vos droits, utilisez le service mis en place par le cabinet Murielle-Isabelle CAHEN. / FĂ©vrier 2022 / Le devoir de conseil se dĂ©cline comme une obligation de nature juridique pesante sur certaines catĂ©gories de professionnels afin de garantir un certain niveau de protection au particulier, celle-ci Ă©tant perçue bien souvent comme la partie Ă  protĂ©ger dans le cadre des relations contractuelles. Le devoir de conseil est nĂ©anmoins Ă  cumuler avec le devoir d’information Ă  laquelle un professionnel peut ĂȘtre tenu. Ce devoir de conseil entre professionnels dans le cadre de la conclusion de contrat permet d’encadrer une partie des relations contractuelles, celle-ci s’applique spĂ©cifiquement Ă  certaines professions juridiques telles que les notaires et avocats vis-Ă -vis de leurs clients, mais aussi dans le cadre de la vente. Le devoir de conseil entre professionnels a pu faire l’objet d’une Ă©volution progressive notamment par la jurisprudence, mais Ă©galement grĂące au lĂ©gislateur, au cours des derniĂšres annĂ©es certaines rĂ©formes ont permis un Ă©largissement du devoir de conseil renforçant notamment les obligations du professionnel envers les particuliers et professionnel, grĂące Ă  la loi Hamon » de 2014, mais aussi l’ordonnance du 10 fĂ©vrier 2016 est venue modifier certaine disposition concernant le devoir de conseil entre le professionnel dans le cadre de la conclusion de contrat. Besoin de l'aide d'un avocat pour un problĂšme de devoir de conseil ? TĂ©lĂ©phonez-nous au 01 43 37 75 63 ou contactez-nous en cliquant sur le lien Il sera intĂ©ressant d’observer quelles est sont les lĂ©gislations prĂ©pondĂ©rantes dans le cadre du devoir de conseil entre professionnels ? Afin de rĂ©pondre Ă  notre prĂ©sente interrogation, nous allons dans un premier temps observer la lĂ©gislation relative au Code civil I et dans un second temps les dispositions lĂ©gislatives au code de commerce et au code de la consommation II I LE DEVOIR DE CONSEIL PRÉVU AU CODE CIVIL Dans un premier temps nous allons observer le devoir de conseil et d’information A et les sanctions applicables B A L’encadrement lĂ©gislatif du Code civil du devoir de conseil Le devoir de conseil dans le cadre de la conclusion des contrats est une obligation gĂ©nĂ©rale d’information introduite par le lĂ©gislateur par l’ordonnance du 10 fĂ©vrier 2016 Ă  l’article 1112-1 du Code civil. Le devoir de conseil s’applique Ă  tout contrat et notamment au contrat de vente, ou encore au contrat d’entreprise ainsi qu’au contrat de prestation de service, ou au contrat d’assurance. 1 L’article 1112-1 du Code civil prĂ©voit celle des parties qui connaĂźt une information dont l’importance est dĂ©terminante pour le consentement de l’autre qui se doit d’informer dĂšs lors que, lĂ©gitimement, cette derniĂšre ignore cette information ou fait confiance Ă  son cocontractant. » Ainsi le dĂ©biteur de l’obligation de l’information au sens de l’article L1112-1 du Code civil se doit d’informer son cocontractant de toute information dont l’importance est dĂ©terminante » pour le consentement du cocontractant. 2 L’information sera considĂ©rĂ©e comme Ă©tant dĂ©terminante » dans le cas oĂč celle-ci a un lien direct et nĂ©cessaire avec le contenu du contrat ou la qualitĂ© des parties ». L’information est pertinente lorsqu’elles ont un objet ou rapport avec la cause des obligations nĂ©es du contrat ou la qualitĂ© des parties aux contrats. Elle doit permettre au cocontractant de s’engager avec un consentement libre et Ă©clairĂ© afin d’ĂȘtre en mesure d’apprĂ©cier la portĂ©e de son engagement. Le lĂ©gislateur a nĂ©anmoins expressĂ©ment exclu du champ de ces dispositions la valeur de la prestation sur laquelle toutes les parties peuvent rester silencieuses. L’obligation prĂ©- contractuelle d’information est d’ordre public de sorte qu’aucune clause du contrat ne peut valablement l’exclure. B Les sanctions relatives au manquement Ă  l’obligation de conseil et d’information Le devoir de conseil dans le cadre de la conclusion du contrat est une continuitĂ© du devoir de loyautĂ© ainsi que du devoir de bonne foi, l’article 1217 du Code civil prĂ©voit les sanctions relatives au manquement Ă  cette obligation, prĂ©vu dans la responsabilitĂ© contractuelle. 3 Les sanctions relatives au manquement Ă  l’obligation de conseil et d’information sont prĂ©vues dans le Code civil, elle peut notamment entraĂźner l’annulation du contrat, le Code civil prĂ©voit aux articles 1130 et suivant du Code civil, Outre la responsabilitĂ© de celui qui en Ă©tait tenu, le manquement Ă  ce devoir d’information peut entraĂźner l’annulation du contrat dans les conditions prĂ©vues aux articles 1130 et suivants ». 4 Cette solution a Ă©tĂ© confirmĂ©e par la Cour de cassation, dans un arrĂȘt rendu le 22 janvier 2020, dans lequel elle affirme que le manquement par le vendeur Ă  ses obligations d’information et de conseil peut, pourvu que ce manquement soit d’une gravitĂ© suffisante, justifier la rĂ©solution de la vente ». 1 Ces sanctions peuvent se fondent sur le vice du consentement, L’erreur, le dol et la violence vicient le consentement lorsqu’ils sont de telle nature que, sans eux, l’une des parties n’aurait pas contractĂ©e ou aurait contractĂ©e Ă  des conditions substantiellement diffĂ©rentes. » Leur caractĂšre dĂ©terminant s’apprĂ©cie eu Ă©gard aux personnes et aux circonstances dans lesquelles le consentement a Ă©tĂ© donnĂ©. Dans le cas d’un engagement de la responsabilitĂ© fondĂ© sur le manquement Ă  la responsabilitĂ© de la personne tenue de l’obligation, l’inexĂ©cution du devoir prĂ© contractuel d’information peut ĂȘtre sanctionnĂ© par la gratification de dommages et intĂ©rĂȘts fondĂ©s sur la responsabilitĂ© dĂ©lictuelle, le crĂ©ancier du devoir d’information devra dĂ©montrer le manque de devoir d’information prĂ©vu par l’article 1112-1 du Code civil . II LE DEVOIR D’INFORMATION DU PROFESSIONNEL, DANS LE CODE DE COMMERCE ET DE LA CONSOMMATION L’obligation d’information et de conseil dans le cadre de la conclusion du contrat est non seulement prĂ©vue par le Code civil, mais Ă©galement par le code de commerce A, mais aussi le code de la consommation B A Les dispositions relatives au code de commerce A la lecture de l’article L441-1 du Code de commerce, il apparaĂźt que mĂȘme entre professionnels l’obligation d’information complĂšte doit ĂȘtre fournie et mĂȘme renforcĂ©e, car la loi assimile ici le professionnel Ă  un consommateur, le code de commerce prĂ©voit que Toute personne exerçant des activitĂ©s de production, de distribution ou de services qui Ă©tablit des conditions gĂ©nĂ©rales de vente est tenue de les communiquer Ă  tout acheteur qui en fait la demande pour une activitĂ© professionnelle. Cette communication s’effectue par tout moyen constituant un support durable. Ces conditions gĂ©nĂ©rales de vente peuvent ĂȘtre diffĂ©renciĂ©es selon les catĂ©gories d’acheteurs de produits ou de prestations de services. Dans ce cas, l’obligation de communication prescrite au premier alinĂ©a du prĂ©sent II porte uniquement sur les conditions gĂ©nĂ©rales de vente applicables Ă  une mĂȘme catĂ©gorie d’acheteurs. » 2 5 -les conditions de vente ; -le barĂšme des prix unitaires ; -les rĂ©ductions de prix ; -les conditions de rĂšglement » 5 Cet article nous montre que les conditions gĂ©nĂ©rales de vente entre professionnels sont observables comme le socle des nĂ©gociations ainsi certaines obligations d’informations sont prĂ©vues dĂšs la phase prĂ© contractuelle. L’article L441-2 du Code de commerce, quant Ă  lui, prĂ©cise que Tout prestataire de services est tenu, Ă  l’égard de tout destinataire de prestations de services, de respecter les obligations d’information dĂ©finies Ă  l’article L. 111-2 du code de la consommation. ». 36 L’article ne s’arrĂȘte nĂ©anmoins pas lĂ  en prĂ©cisant que tout prestataire de services est Ă©galement tenu Ă  l’égard de tout destinataire de prestations de services des obligations d’information dĂ©finies Ă  l’article L111-2 du code de la consommation. 6 Il est possible d’observer certaines dispositions du code de commerce prĂ©voyant des obligations relatives Ă  l’information, notamment Ă  l’article L330-3 du code prĂ©citĂ©, prĂ©cisant que “Toute personne qui met Ă  la disposition d’une autre personne un nom commercial, une marque ou une enseigne, en exigeant d’elle un engagement d’exclusivitĂ© ou de quasi-exclusivitĂ© pour l’exercice de son activitĂ©, est tenue, prĂ©alablement Ă  la signature de tout contrat conclu dans l’intĂ©rĂȘt commun des deux parties, de fournir Ă  l’autre partie un document donnant des informations sincĂšres, qui lui permette de s’engager en connaissance de cause.” 7 Les termes “informations sincĂšres” ainsi que “s’engager en connaissance de cause” renvoient Ă  l’obligation d’information et de conseil, mais aussi au consentement libre et Ă©clairĂ© Ă©voquĂ© prĂ©cĂ©demment. B Les dispositions relatives au Code de la consommation Dans un premier temps, le code de la consommation prĂ©voit la phase prĂ©contractuelle dans son article L111-1 du Code de la consommation introduit par la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative Ă  la consommation dite “loi Hamon” , modifiĂ© par l’Ordonnance n° 2016-301 du 14 mars 2016 puis par enfin par l’Ordonnance n° 2021-1247 du 29 septembre 2021 8 L’article L111-1 du grand I du code prĂ©citĂ© dĂ©finit l’étendue des obligations du professionnel sur l’information que le professionnel doit fournir au consommateur . Cela concernera notamment les caractĂ©ristiques essentielles du bien ou du service, du prix, la date ou le dĂ©lai dans lequel le professionnel procĂ©dera Ă  la livraison du bien ou l’exĂ©cution du service, et enfin l’identification du professionnel. L’article L111-2 du Code de la consommation prĂ©voit non seulement l’étendu de l’obligation d’information ainsi que les informations prĂ©vues, mais aussi les limites d’applicabilitĂ© de l’article, celui prĂ©cise “que outre les mentions prĂ©vues Ă  l’article L. 111-1, tout professionnel, avant la conclusion d’un contrat de fourniture de services et, lorsqu’il n’y a pas de contrat Ă©crit, avant l’exĂ©cution de la prestation de services, met Ă  la disposition du consommateur ou lui communique, de maniĂšre lisible et comprĂ©hensible, les informations complĂ©mentaires relatives Ă  ses coordonnĂ©es, Ă  son activitĂ© de prestation de services et aux autres conditions contractuelles, dont la liste et le contenu sont fixĂ©s par dĂ©cret en Conseil d’État. Ce dĂ©cret prĂ©cise celles des informations complĂ©mentaires qui ne sont communiquĂ©es qu’à la demande du consommateur. L’article L111-3 du Code de la consommation consacre l’inapplicabilitĂ© des dispositions prĂ©cisĂ©e aux articles L111-1 et 2 du code de la consommation.10 Ces dispositions lĂ©gales sont d’ordre public ainsi le professionnel manquant Ă  son obligation gĂ©nĂ©rale d’information vis-Ă -vis du consommateur, est passible d’une amende administrative, dont le montant peut atteindre jusqu’à 15 000 euros pour une personne morale. La rĂ©siliation du contrat peut nĂ©anmoins ĂȘtre prĂ©vu dans certains cas en effet, par un arrĂȘt du 17 septembre 2019, la Cour d’appel de Rennes a confirmĂ© la rĂ©siliation d’un contrat de tĂ©lĂ©phonie mobile voix et donnĂ©es conclues entre professionnels dont le fournisseur n’avait pas respectĂ© son devoir de conseil. La Cour d’appel a nĂ©anmoins infirmĂ© le jugement sur un point Le fournisseur n’a pas respectĂ© son obligation de conseil en n’indiquant pas notamment que les mobiles ne pouvaient pas ĂȘtre utilisĂ©s dans les locaux de l’entreprise. Sur le respect de la procĂ©dure d’incident, la cour considĂšre que “si cette procĂ©dure, dit d’incident Ă©tait aussi indispensable que le soutien de la sociĂ©tĂ© SFR, il appartenait Ă  la sociĂ©tĂ© SFD, qui la reprĂ©sentait auprĂšs de la sociĂ©tĂ© Tendriade Collet, dĂšs rĂ©ception du premier courrier recommandĂ©, de la rappeler Ă  son client en lui demandant de la mettre immĂ©diatement en Ɠuvre.”. Le client qui avait envoyĂ© plusieurs mises en demeure de remĂ©dier aux difficultĂ©s et qui n’avait reçu aucune rĂ©ponse, Ă©tait fondĂ©e Ă  rĂ©silier le contrat la liant Ă  SFR. Les juges ont rappelĂ© par ailleurs qu’on ne peut pas reprocher au client de ne pas avoir respectĂ© la procĂ©dure d’incident figurant dans un contrat de trente-sept pages Ă©crit en trĂšs petits caractĂšres dont un seul paragraphe dĂ©crivait la procĂ©dure en question. En effet, l’article L 441-1du Code de commerce prĂ©voit que le prestataire de service doit fournir Ă  son client une information conforme aux prescriptions de l’article L 111-2 du code de la consommation, c’est-Ă -dire lisible et comprĂ©hensible. 11 Pour lire une version plus adaptĂ©e aux mobiles de l'article sur le devoir de conseil des professionnels, cliquez ARTICLES QUI POURRAIENT VOUS INTÉRESSER Site non conforme qui est le responsable Clauses abusives Les consommateurs et la loi Hamon Obligations d'informatin SOURCES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Cass. com., 22 jan. 2020, 13 14 retour Ă  la rubrique 'Autres articles' Fab4d.
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